SYNDICALISME ET LÉGISLATION
elle en avait 1.147.015 (parmi lesquels 200.000 femmes) répar-
tis en 8.787 sections et 46 fédérations. Cela représente envi-
ron 90 p. 100 des ouvriers syndiqués, de sorte que l’on peut
dire que L. O. a un monopole de fait en matière de syndicats
ouvriers.
La plus haute autorité de L. O. est le ÉRRER assemblée comprenant 300 délégués des diverses fédérations. Mais l’assemblée délibérante ordinaire est le Represantanskapet, composé de délégués élus par les fédérations en fonction du nombre
de leurs adhérents. Il se réunit tous les ans en avril: il examine
le rapport de l’activité de L. O. pendant l’exercice précédent,
îles” rapports des commissaires aux comptes et les rapports
d'administration. Il décide à la majorité simple des voix, l’opinion du président l’emportant en cas de partage.
Le Landssekretariat enfin est en quelque sorte le bureau de L. O. Il est composé de 11 membres élus par le Congrès.
‘Il se réunit une fois par semaine et est chargé de mener les
pourparlers avec les employeurs, d'organiser la propagande, d'étudier les mesures législatives, d’administrer les fonds ‘de
A d préparer les réunions du Represantantskapet, etc. Le rôle du président est particulièrement important; il dirige le Landssekretariat, c ’est-à-dire est le chef effectif de L. O., res-
ponsable devant le Represantantskapet.
Toute fédération peut être affiliée à L. O. à condition qu’elle fasse payer à ses membres une cotisation entière men-
suelle de 1 couronne. Sur cette cotisation minimum, 70 ôre
vont à la fédération, et 30 à L. O., mais il est impossible à une section de s’affilier directement, sans passer par l’intermédiaire d’une fédération. Toute violation par un ouvrier membre de L. ©. d’une quelconque: des prescriptions syndicales, entraîne son exclusion immédiate.
L'activité de tous ces organismes est intense, et L. O. est pour beaucoup dans la situation actuelle de la classe ouvrière suédoise. Cette activité s’est d’abord manifestée par l’élaboration d’un certain nombre de lois : lois sur les conventions collectives en 1929; — loi sur les accidents du travail en 1916; —— Joi sur les maladies professionnelles en 1929; — loi sur l'assurance facultative contre le chômage en 1934. Puis, l’em-
prise étatique devenant plus ob on tourna délibérément vers les conventions passées directement avec le patro- | nat; un accord de 1906 sur la liberté syndicale pouvait servir: de précédent; ce fut alors toute la série des conventions de . Saltsjôbaden : sur le uns du marché du travail et F mi 5
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tation des conflits en 1938; — sur l’organisation de la sécurité du travail dans les entreprises en 1942; — sur l'apprentis-
sage en 1944; — sur les comités d’entreprise en 1946; — enfin
accord en préparation sur les études de temps et de mouve-
ments. Il convient de plus de mentionner un journal hebdoma-
daire, Fackfüreningsrürelsen, admirablement présenté et documenté, et une école des cadres syndicaux à Brunsvik.
Dans les rapports avec l'Etat, L. O. défend jalousement le droit des travailleurs de décider eux-mêmes de leurs affaires, et chaque fois que cela est possible il évite les mesures législatives en résolvant les difficultés par voie d'accord.
Malgré cette méfiance à l'égard de tout ce qui est socialisme d'Etat, L. O. a toujours intimement collaboré avec le parti social-démocrate; il existe des publications et une propagande communes; bien plus, les ouvriers qui s’inscrivent à L. ©. font automatiquement partie du parti social-démocrate « sauf droit de réserve exprès », droit qui est d’ailleurs assez peu utilisé. Le tableau ci-dessus se rapportant à l’évolution de L. O. fait apparaître l’évolution parallèle du parti social-démocrate.
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