Les SYNDICATS PATRONAUX : Ds AN TES
Le Shuicie patronaux : se formèrent plus tard que les syndicats ouvriers, et en riposte contre ceux-ci. Devant les :
succès croissants de L. O., les unions syndicales patronales
décidèrent en 1902 de former l'union des employeurs suédois (Svenska Arbetsgivarefüreningen) généralement désignée sous le nom de S. A. F. Quatre années plus tard, un premier accord
* était passé avec L. O. : les ouvriers ont le droit de se syndiquer librement, mais le patron a un droit absolu de disposer
de la main-d'œuvre et de la diriger. C'était là une paix assez illusoire car en 1909 le conflit éclatait dans toute sa violence;
= il coûta cher aux deux parties qui comprirent qu'à l'avenir
il valait mieux négocier que se battre. La loi de 1929 sur les
conventions collectives ouvre l'ère des grands accords inter- ; fédéraux qui seront conclus pendant la décade suivante à Salts- -jébaden; et toujours, tout en restant extrêmement ferme sur les questions de principe, S. A. F. s’est efforcée de rester en
bons termes avec L. O., malgré un nombre de conflits consi-
-dérables en matière de salaires et de congédiement de travail-
leurs. S. À. F. qui avait débuté en groupant des employeurs occupant ensemble 20.000 ouvriers, atteignait 65.000 en 1905;
ï 154.000, en 1908. Le 1° janvier 1947, il groupait 9.546 chefs d'entreprise occupant 577.169 ouvriers; ses membres étaient répartis en 41 fédérations et le fonds de responsabilité attei-
gnait la somme de 188.374.000 couronnes.
La structure de S, A. F. est identique à celle de L. O,., les patrons d’une même profession sont groupés dans une fédération obéissant elle-même aux directives de S. A. F. Mais la situation de S. A. F. à l'égard de ses fédérations, est incontestablement plus forte que celle de L. O.; la centralisation est beaucoup plus poussée et les obligations imposées par les statuts sont beaucoup plus étroites. Les professions qui ne peuvent pas accepter les obligations restent en dehors de S. A. F.,
qui de ce fait, tout en groupant la très grosse majorité du patronat suédois, a cependant un monopole moins parfait que - L. O. Alors que L. O. exerce son emprise sur 1.069.000 ouvriers,
S. A. F. ne contrôle les chefs d'entreprise que sur 577.000
ouvriers. Cette proportion est cependant légèrement faussée si l’on considère que L. O. groupe des ouvriers n ‘appartenant pas à l’industrie privée, tels que les travailleurs des chemins de fer, postes, et des entreprises d'Etat. Meur
Un des aspects assez peu connus de S.' A. F. c’est son énorme puissance financière. Le 1” janvier 1947, les sommes détenues par le fonds de garantie s'élevaient à 188.374. 000 couronnes (Svenska Arbetsgivarefüreningens styrelse och revisionsberättelse fôr ar 1946 — page 23). Il faut y ajouter un fonds de sécurité de 52. 066.000 couronnes. Ensemble cela représente 240.440.000 couronnes, soit, au taux actuel de 60 francs, une somme de près de 14 milliards et demi de francs.
Les décisions fondamentales de S. A. F. sont prises par l'assemblée générale qui se réunit chaque année. Les fédéra- . tions y sont représentées à raison de 1 délégué pour 1.000
. travailleurs occupés et ont un nombre de voix proportionnel
aux garanties fournies par leurs membres. L'assemblée examine l'administration et les comptes de l’exerbice précédent, les questions qui lui sont soumises par le conseil d’administration et les commissaires; il élit les membres du conseil d’adminitration, les-commissaires aux comptes et le président de l'assemblée générale.
La gestion ordinaire est faite par le conseil d’administration nommé par l'assemblée générale. Ce conseil est chargé d'organiser la propagande, de veiller à l'observation des statuts, de prendre des mesures en cas de grève ou de lock-out. Il nomme un directeur-gérant chargé de l'exécution de toutes ces mesures. |
Aux termes de Pace 23 des statuts — il en sera RAT plus bas — tout adhérent à $S. A. F. est tenu de stipuler dans les contrats collectifs de travail qu’il passera, le droit pour l'employeur d’embaucher et congédier librement la maind'œuvre et de diriger .et répartir librement le travail: il est d'autre part tenu de s'associer aux mesures de lock-out décidées par le conseil d'administration. En cas de manquement, il est tenu de verser des dommages-intérêts qui peuvent s’élever jusqu’au montant de la garantie. Tout employeur affilié est d'autre part tenu d’aviser immédiatement le conseil d’admi-