CONTACT ET COLLABORATION
Après les deux conventions -sur la coopération patronaleouvrière en matière de sécurité du travail et d'apprentissage, c'est le problème de l'information du personnel qui est exa-
miné, mais cette fois par une commission patronale, composée
| uniquement de délégués de S. À. F. et de délégués de l’Union
des Industries suédoises (Svenska Industrifôrbundet). En novembre 1945, cette commission publia une brochure qui
allait avoir un ee retentissement : Kontakt och samverkan inom industrifüretagen, « Contact et collaboration dans l'entreprise industrielle ». « Il nous a semblé, porte cet opuscule en matière d'introduction, d’une grosse importance d’ar-
river à un accord plus étroit et à des contacts plus fructueux
“entre la direction de l’entreprise et ses employés. Il a semblé qu'un travail d'information serait un moyen efficace d’atteindre ce but. »
- La commission Cothiane 4-0 2À. "D; a? à l’Union Indus-
trielle, commenca, avant de rédiger ses directives, par envoyer.
un questionnaire à un très grand nombre d'entreprises, sur « l'information interne de he ». En voici l'essentiel :
1. Existetil dans votre entreprise des conférences sur l'organisation économique et technique ? Qui concernent- elles, quel en est :e programme ?
. Existet-il des cercles d'études ? Sont-ils organisés par ane où par le club ouvrier ?
Avez-vous une brochure sur l’entreprise, son organisation, son histoire et son fonctionnement ?
ne
Avez-vous un journal d’entreprise ?
LA
. Avez-vous un comité mixte patronal-ouvrier pour ee 12 personnel ou pour discuter de l’économie et de la technique de l'entreprise ?
. Comment a-t-on essayé d'intéresser les ouvriers à la production, à la modernisation, à la planification ?
: 7. Comment intéresse-t-on les ouvriers à collaborer à l'amélioration de leurs ateliers ?
8. Que proposez-vous pour informer le personnel, et le faire coopérer à la bonne marche de l’entreprise ?
hi]
Le questionnaire fut envoyé à 685 entreprises de 100 ouvriers et plus. 503 ont répondu, ce qui peut être considéré comme un bon résultat. Parmi celles-ci 18 p. 100 ont répondu négativement sans autre explication; 3 p. 100 ont répondu négativement en fournissant des raisons; enfin 8,2 p. 100 ont
répondu négativement en déclarant s A cependant à une action dans ce sens. 74 p. 100 des réponses étaient positives, mais on pouvait en déduire que la collaboration des travailleurs dans les domaines technique, économique et social, n’en était encore qu’à son début. La plupart du temps, l’information résulte d'initiatives de chefs de service; il existe aussi des réunions entre hommes de confiance et direction de l'entreprise;. c'est d’ailleurs souvent le comité de sécurité {a seul organisme de représentation ouvrière constitué, qui reçoit les informations de la direction de l’entreprise. Si les activités sont encore modestes, les possibilités d'avenir semblent assez grandes, car le questionnaire montre que, contrairement à ce qu’avaient prétendu certains syndicalistes, les entreprises, loia de se désintéresser de la coopération ouvrière par crainte et par égoïsme, sont, dans une proportion de 82 p. 100, partisanes d’un développement de l'information du personnel et de l’élaboration d’un programme à ce sujet.
Il existe cependant des industries où He a déjà atteint en 1945 un degré très satisfaisant de développement, voici un exemple tiré des réponses faites au questionnaire :