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LS 3. LE COMITÉ DE PROTECTION DES TRAVAILLEURS

La commission chargée de l'élaboration de la convention sur la sécurité prévoyait dans son rapport la création d’un comité de protection des travailleurs, organisme central coordinateur de tous les services de sécurité. Le comité central ne fut adopté par S. À. F. et L. O. qu'après la signature de la convention sur la sécurité; c’est ce qui explique qu’il ne figure pas à la convention.

ù Le comité se compose de. ETS de S. A. F. et de L. O. actuellement 4 membres et 4 suppléants.

Il a pour mission de servir d'organisme de liaison entre les organisations principales dans toutes les questions concernant la protection des travailleurs et le service local de sécurité. Il conseille les fédérations, organise des cercles d'étude et des conférences, favorise les études et les initiatives en matière de protection et à hygiène: il a Ja haute main sur la propagande.

En 1945, le comité de oientice des travailleurs à créé un secrétariat ae à à protection qui a notamment pour fonctions :

— de préparer et de soumettre au comité les questions qui doivent être examinées par lui; j

__ d'assurer l'exécution des décisions du comité ;

— de tenir des statistiques concernant les fédérations ayant accepté les règles du service local de sécurité;

— d'enregistrer régulièrement toutes les mesures prises dans les différentes entreprises en matière de sécurité;

— d'enquêter sur place sur l'organisation et le fonctionnement du service de sécurité;

— d'aider les employeurs, les’ organisations centrales et jte des syndicats, les comités de sécurité, et les délégués à la protection en matière d'interprétation. et d application des règles de sécurité;

— de renseigner et faire de la propagande par conférences, presse, etc.,

et, en liaison avec les fédérations d'organiser des cours en matière de sécurité et de protection;

— de prendre la responsabilité des publications et programmes élaborés par le comité, ainsi que la direction de la propagande décidée par le

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— de faire chaque année un compte rendu des activités de l'année précédente.

Les principales activités du comité de protection des travailleurs, ont été depuis 1942 :

— la réalisation d’un film, Sécurité et bien-être, projeté à . 833 reprises, généralement à la « Maison du peuple » de chaque ville. Les représentations ont été suivies de réunions d’information: le film, il est intéressant de le noter, vient d’être synchronisé en finnois, et L. O. en a assumé intégralement les frais, pour aider les travailleurs finnois;

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__ réalisation d’une importante D oemten te AD compre : nant entre autres choses une revue, La protection des travailleurs, tirée à 23.000 exemplaires, et une brochure à l'usage . des délégués à la protection. Le secrétariat général possède une ke bibliothèque suédoise et étrangère, ,

— une propagande intense par voie d'affiches : sur l'initiative de S. À. F. et de L. O., 80.000 affiches ont été apposées, . avec les deux thèmes suivants : « La courbe des accidents : ” doit baisser » et « Douze millions de jours de travail perdus ». Les affiches ont été distribuées aux entreprises par les soins de S. A. F. et placardées dans les lieux pp par les soins de la jeunesse social-démocrate;

— une normalisation des statistiqués-accidents, afin de

pouvoir établir des comparaisons entre les courbes des divers secteurs d'industrie, qui, auparavant utilisaient des procédés différents de notation;

— des conférences dans toutes les villes de Suède, avec le concours des services locaux de sécurité. Des conférences ont été organisées aussi pour l’ensemble du pays, et même avec des délégués des autres pays scandinaves, dans beaucoup de cas, les employeurs ont supporté les frais de voyage et de séjour de leurs délégués à la protection, pour leur RER de suivre les travaux des conférences:

— une exposition de la sécurité et de la protection à Gävle, en 1946; elle avait pour but de donner à tous une idée claire des moyens modernes de protection, et des réalisations les meilleures effectuées en la matière. L'exposition fut inaugurée par S. A. R. le Kronprins lui-même. Des visites en groupe furent organisées pour les délégués à la protection, sous la conduite de fonctionnaires des services de sécurité;

— un effort considérable pour le développement des cantines et locaux ouvriers.

Pour donner une idée de ces activités, les dépenses du comité s’élevaient en 1946 à 54.400 couronnes.

Délégués à la protection et comités de sécurité, sans dépendre hiérarchiquement du comité de protection des travailleurs, sont cependant sous son étroite dépendance. Le comité l'ur fournit des conseils, des documents, des conférenciers, pari ois

PA Ut AUTRES ORGANISMES 145 des subsides. Tout ce qui touche la sécurité et l'hygiène se trouve être parfaitement coordonné et articulé au sein d’une organisation générale totalement Hiee aux comités d’en: treprise. me \

EL était difficile d’écarter complètement les ee d’entreprise des questions d'hygiène et de sécurité, mais il était dangereux de surcharger un système qui, avec l'expérience, avait donné d’excellents résultats. L'article IX de la Convention de collaboration se borne à déclarer : « Touchant la sécurité et l'hygiène du travail, le comité d’entreprise doit, de con- cert avec les délégués à la protection et le comité de sécurité,

travailler à rendre de plus en plus effectifs les services de

sécurité et d’hygiène du travail dans l’entreprise. »

Le comité d'entreprise est libre de faire des suggestions à l'employeur, mais il doit au préalable se mettre d’accord avec les délégués à la protection; aucune obligation récipro- : que n'existe d’ailleurs pour les délégués à la protection. Il sera ‘ indispensable, lorsque le comité d'entreprise traitera de questions de sécurité, qu’il convoque, comme il en a la possibilité aux termes de l’article XXIII, les délégués à la protection et les délégués au comité de sécurité. Ce sera le seul moyen pratique d'éviter des conflits de compétence.

S’il n'existait pas de comité de sécurité, et un comité d’entreprise, — mais c’est un cas hypothétique, les services locaux de sécurité étant les plus répandus, — le comité d'entreprise serait chargé de veiller à la sécurité et à l'hygiène de l’entreprise, mais sans avoir les attributions des délégués.

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