‹ La Démocratie Industrielle et les Comités d'Entreprise en SuèdeChapitre 64 sur 89 · CHAPITRE ]JI · texte numérisé non relu

CHAPITRE ]JI

APPLICATION PRATIQUE DES ACCORDS SUR LES COMITÉS D'ENTREPRISE = À L'INTÉRIEUR DES INDUSTRIES

Une étude de l'application pratique des règles introduites : par les deux conventions du 30 août 1946 est encore assez difficile à l'heure actuelle. Nous avons vu dans le chapitre précédent; que les comités d'entreprise étaient relativement peu répandus dans l’industrie suédoise. Parmi les comités introduits, la majeure partie en est encore à ses débuts; comme les réunions ordinaires ont lieu. à la cadence d’une tous les trois mois, il y a eu, au plus, une réunion constitutive, et quelquefois une deuxième réunion, de sorte qu’il est assez difficile de se faire une opinion exacte de la marche du comité.

Nous avons, pour cette étude, choisi une branche où la Convention de collaboration a été acceptée de très bonne heure. Il s’agit de l’industrie de la chaussure. Les deux fédérations ouvrières pour les industries de la chaussure sont respectivement les fédérations unies (groupement du cuir) et la fédération des industries du cuir et de la chaussure. Du côté patro- nal, les fédérations intéressées sont la fédération de la chaussure et la fédération du tannage. Au sujet des comités d’entreprise, les conventions ont été passéés,, le 1” janvier 1947 pour le groupement du cuir des fédérations unies, le 12 mars 1947 pour la fédération de la chaussure et du cuir. Ces deux conventions fédérales se situent parmi les premières qui aient été passées.

D autre part, nous avons choisi des entreprises où la Démo. cratie industrielle était en application avant la mise en vigueur des conventions de Saltsjôbaden : il s’agit de ces samarbets kommitéer, de ces « comités de collaboration » introduits spontanément dans les entreprises par un employeur aux idées sociales généreuses, ou par un groupement syndical particulièrement actif. Au sein. de ces entreprises, les comités de Saltsjôbaden n’ont été que la continuation d’autres comités. Il existait déjà une tradition, des expériences, une méthode de travail; les délégués ouvriers étaient déjà formés, la direction déjà accoutumée à collaborer avec un comité. Les tâton-"

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