LE COMITÉ DE COLLABORATION
- La Démocratie industrielle commença, dans cette entreprise, par la possibilité donnée aux ouvriers d'envoyer des représentants au conseil d'administration. Puis, à la suite de discussions entreprises entre le syndicat local et la direction, il fut décidé d’introduire un comité de collaboration. La première réunion constitutive de ce comité eut lieu le 30 août 1945. Le comité de collaboration se composait de : 3 délégués de la direction : le directeur et deux chefs de service; — 10 délégués ouvriers parmi lesquels les 5 ouvriers délégués au conseil d'administration, et 5 représentants pour lés différents services de l’entreprise.
! Les prérogatives du comité sont toujours restées imprécises: on tenait à utiliser l'expérience au maximum, pour laisser à l’activté des délégués la plus grande possibilité de développement. On apprend, en tous cas, plus dans les procès-verbaux de réunions que dans les statuts, de sorte qu’il nous a semblé préférable d'étudier plus spécialement les questions qui ont
De
retenu l'attention du comité au cours des différentes ‘réunions. Ces questions ont été les suivantes :
19 Création d’un fonds de retraite pour les travailleurs de l'entreprise. La question a fait l'objet de plusieurs examens au cours de réunions successives et de rapports de commission. Finalement la caisse des retraites est instituée, et la direction de la fabrique y dépose 50.090 couronnes, comme elle l'avait promis au comité.
.20 Amélioration du confort dans le travail. Le comité a à ce sujet, examiné
une quantité de détails trop techniques et trop fragmentaires pour pouvoir être rapportés ici avec intérêt. Il s'agissait d'améliorer les conditions de travail du personnel dans les ateliers. Fe
30 Développement de l'instruction et de l'information. Ces questions reviennent sans cesse en discussion devant le comité, et la direction
insiste toujours sur leur grande importance. Le comité a organisé
notamment des cours d'étude avec visite des services intéressés; il a été. prévu que pendant ces cours et visites les ouvriers toucheraient leur … salaire normal. Les procès-verbaux des séances ultérieures indiquent que les résultats obtenus ont été remarquables. L'apprentissage à fait également l’objet de nombreuses discussions et a été organisé scientifiquement.
49 Rationalisation et étude du travail. Le comité a eu, au début, à soutenir des luttes assez dures contre les ouvriers qui ont souvent réagi violemment; ce n'est qu'à force de patience qu'on parvint à réhabiliter une méthode, avantageuse pour les ouvriers comme pour le chef d’entreprise, si l’on veut envisager lé fond des choses, mais qui avait été discréditée par les mesures prises par certains industriels. Le comité s'est intéressé tout spécialement à l'aspect psychologique de la question. Il est arrivé d'autre part, à obtenir que l’on instruise tout spécialement deux délégués ouvriers, un homme et une femme, pour les mettre au courant de la technique de l'étude du travail, et aider par la suite leurs camarades dans leurs appréciations personnelles.
5° Propositions ouvrières en matière d'amélioration. La direction de l’en-.
treprise a récompensé plusieurs propositions intéressantes qui lui ont été transmises par le comité, en matière de méthodes de travail de . fabrication et de rationalisation. Le comité a par ailleurs fait apposer les affiches suivantes : « Avez-vous une bonne idée ? Faites-en part à votre camarade délégué au comité de collaboration. Elle sera examinée par le comité puis transmise à la direction avec votre nom. Les bonnes
propositions seront récompensées. » |
6° Examen des comptes rendus faits bar la direction. La direction a fourni au comité une information assez régulière en matière de rationalisation, d'emploi de la main-d'œuvre. Le comité a été amené à examiner très attentivement les statistiques de vente, d'achat, de rendement du travail.
Le Conte. de baie a, d'autre part, eu des discussions concernant la meilleure époque de congé pour les ouvriers; il a envisagé la question de la musique pendant le travail, par radio ou disques. Il a organisé une séance de gymnastique obligatoire pour le personnel féminin, tous les jours, dix minutes avant de commencer le travail. Il a prévu des visites organisées des usines; convenu de cours organisés par la fédération des industries suédoises (S. I. F.). Il a même décidé le voyage effectué en Amérique, aux frais de l'usine, d’un employé des cadres, chargé de s’informer sur la technique professionnelle et les écoles pratiques dans l’industrie de la chaussure. . |
Une. réunion d’information pour l’ensemble a personnel a été organisée au printemps 1946. Il y eut des rapports du directeur, du chargé de mission en Amérique, et du président de la section syndicale ouvrière. Puis la réunion se termina par une soirée avec chants, scènes et finalement danses. Chaque année, une semblable réunion est organisée.
Le compte rendu qui fut remis à l’occasion de cette séance à tous les ouvriers de l’entreprise est particulièrement remarquable : on y trouve, outre les résultats de clôture des écritures comptables, des renseignements sur la production pendant l'exercice écoulé, ainsi qu’une série de graphiques sur les prix de revient, statistiques de. ventes, heures de travail. -Suivent des renseignements sur l’activité du comité, la rationalisation, et les vues d’avenir. Le personnel est enfin invité à faire connaître ses désirs, et à faire des PEPONONE sur les modifications projetées.
La mise en application de la convention de 1946 après acceptation de la fédération de la chaussure et du cuir, au début de 1947, apporta un bouleversement assez considérable dans la constitution du comité des usines Kronan, qui prit nom, désormais, de « comité d’entreprise », ainsi que dans ses méthodes de travail. On s’efforca néanmoins de se rappro- -cher le plus possible de la ligne suivie par les anciens comités de collaboration. Cela amena notamment à apporter quelques
modifications à la Convention de cos brraton par accord local. Il n’est plus parlé, enfin, de la délégation au conseil d’administration, qui n’a jamais été très efficace. Le comité se compose désormais de 13 représentants : 4 représentants de la direction; — 3, des employés et cadres; — 6, des ouvriers.
L'établissement de Lindesberg qui comprend moins de 25 ouvriers n’a pas de comité, mais désigne deux délégués d’entreprise qui ont les mêmes attributions que les membres du comité. ‘ Ù È
La grosse modification est la eco employée séparée. Dans les précédents comités, les employés prenaient part. aux élections, en commun avec les ouvriérs, mais ils n'avaient pas de représentants propres. Les délégués ouvriers représentent chacun un des 5 services de l’entreprise, et le sixième délégué est obligatoirement le président du club syndical de l’entreprise.
La présidence du comité est actuellement assurée par M. Larsson, directeur de l’entreprise. Les séances ordinaires ont lieu tous lés mois, un accord particulier ayant eu lieu à ce sujet, à l'exception toutefois des mois de juin, juillet et décembre, considérés comme mois de vacances, à activité réduite pour l’entreprise. Cette fréquence plus grande des réunions est une innovation extrêmement intéressante qui a permis ‘au comité une activité plus grande et surtout plus suivie. Les réunions extraordinaires ont lieu à la demande d’une partie, comme le prévoit la Convention de collaboration. Conformément à cette même convention, une convocation, accompagnée d’un extrait de l’ordre du jour, doit être envoyée par le directeur-président, trois jours au moins avant la réunion.
A l'issue de chaque réunion, il est rédigé un procès-verbal, approuvé par une personne spécialement désignée à cet effet. Chaque membre du comité reçoit une copie de ce procès-verbal, qui est de plus placardé dans les lieux de réunion d'ouvriers. C'est là une innovation considérable. Toutes les entreprises prennent en général grand soin à donner un caractère secret aux réunions et aux procès-verbaux qui en résultent. L'avis du directeur Larsson, à ce sujet, est qu’il faut intéresser le plus grand nombre possible de gens au travail du comité, et
/ APPLICATION PRATIQUE DES ACCORDS 4 189 ee cela, commencer par Hrmen le personnel de ce qui
y passe. Si d'aventure une discussion se présente d’une nature qu’il serait dommageable de la publier, il demeure toujours possible de ne pas la faire figurer au procès-verbal. Semblable cas ne s’est d’ailleurs encore jamais présenté. Le procès- | verbal est considéré comme semi- officiel : des copies en sont envoyées à la fédération patronale de la chaussure, à la fédération ouvrière du cuir et de la chaussure, au périodique Les travailleurs de l'habillement, aux membres du comité d’étude de la chaussure. La direction estimant que l'entreprise était
une des premières à réaliser pleinement la Démocratie indus-
trielle, elle se devait de faire profiter les autres de ses expériences. ;
Alors que la convention prévoit simplement qu’une personne faisant partie de l’entreprise peut être appelée à siéger au comité à titre d'expert, et que les membres du comité peuvent se mettre d'accord pour convoquer une personne étrangère à l'entreprise, un accord spécial prévoit, aux usines Kronan, que tout ouvrier de l’entreprise peut assister à la réunion comme auditeur, à la condition d’en adresser la demande au président. L'autorisation est accordée dans la limite des possibilités ; il est des réunions secrètes où l’on peut n’admettre aucun auditeur. Il est cependant intéressant de noter que le principe de la publicité est admis. Il est même prévu que les auditeurs auront la possibilité de prendre la parole à la condition d’en solliciter l’autorisation. En fait, les ouvriers ont jusqu’à présent très peu utilisé cette faculté qui leur est offerte d'assister aux réunions du comité. |
Pour toutes les autres questions, les ces suivies va celles de la convention du 30 août 1946. |
Les activités du comité ont été en grande partie les mêmes que celles du précédent comité de collaboration : améliora-
tion du confort dans le travail; — développement de l’instruction et de l'information; vail; — propositions ouvrières d'améliorations, etc. La tradi-
tion de la réunion annuelle d’information, suivie d’une fête du personnel, et la publication d’un compte rendu remis à chacun des ouvriers et employés de l’entreprise, ont été conservées.
190. APPLICATION DE LA DÉMOCRATIE INDUSTRIELLE Les résultats en matière de proposition ouvrière d’améliorations n’ont pas été jusqu’à présent très satisfaisants; il y a
trop d’hésitation chez les ouvriers. Le comité a compris qu'il de
fallait tout d’abord vaincre la timidité ouvrière par la propa- . gande, et a pris des mesures dans ce sens. Il y a cependant eu jusqu’à présent deux suggestions retenues et récompensées.
L'étude des temps et des mouvements a donné par contre des résultats bien meilleurs. Grâce au comité il a été possible d'atteindre les travailleurs et de leur donner des renseignements objectifs et précis. Le comité a pris l’initiative de for- . mer un délégué et une déléguée à l'étude du travail. Les ouvriers ont en général compris qu’il était de leur intérêt d’appliquer scrupuleusement le système, et on est arrivé à ce qu’un ouvrier demande, par lui-même, une étude de ses mouvements. EE | Te
Malgré la disposition de la convention de Collaboration excluant de la compétence des comités toutes les questions de rémunérations et de salaires, le comité a estimé qu’on ne pouvait pas l'empêcher d’examiner indirectement la question de la rémunération des travailleurs à propos des mesures de rationalisation.
Etant donné la publicité des procès-verbaux de séance, il nous est possible de donner ici, à titre d'exemple, la traduc-. tion d’un des procès verbaux, qui nous ont été aimablement transmis par la direction des usines Kronan.
PROCÈS-VERBAL DE LA RÉUNION DU COMITÉ D'ENTREPRISE DE LA SOCIÉTÉ DES USINES KRONAN, A ÔREBRO, LE 30 OCTOBRE 1947.
Ouverture de la réunion et choix des signataires du procès-verbal. — La réunion est ouvétte par le président, M. Arthur Larsson, qui souhaite la bienvenue à tous. Sont ensuite élus signataires du procès-verbal : MM. Nils Jander, Uno Ekstrôm et John Vallin.
Informations relatives aux salaires et à la production. — Xa direction de l'entreprise annonce que le nombre des ouvriers est passé de 111 au 31 décembre 1945 à 89 au 30 octobre 1947, bien que la production soit légèrement plus élevée qu'en 1945. Le nombre de paires de chaussures paf ouvrier et par jour s'est accru d’une unité.
Le coût-travail par paire s’est légèrement élevé depuis 1945. Les salaires à la tâche et au temps ont légèrement monté aussi. Le temps de travail à la tâche est environ de 72 % du temps total de travail. Dans
/ tout ce qui précède, les apprentis sont comptés.
Le comité est de plus informé que les statistiques sur ces questions se trouvent à la disposition du personnel dans les bureaux de la direction.
Contrôle des prix. — M. Perman fait un compte rendu du contrôle des prix sur les RARES Le contrôle se base sur un accord de 1943 entre le comité de contrôle des prix et la fédération patronale de la chaussure. D'après cet accord, 30 % de la production doivent consister en chaussures estampillées « P » (prix contrôlé) tandis que 70 % ont des prix détérminés par les fabricants. Même pour ces 70 % il existe d’ailleurs des règles convenues de calcul des prix. Il en résulte que les fabricants de chaussures de qualité vendent souvent les chaussures « P » avec perte, et les fabricants de chaussures bon marché se trouvent favorisés. Malgré cette injustice notoire, la fédération de la chaussure a accepté l'accord, d'une part parce que l'obligation de production « P » était limitée à 30 %, d'autre part parce que la convention apporta un mécanisme compensateur.
Depuis 1943, le contrôle des prix n’a cessé de s'étendre. Le comité du contrôle des prix 4 peu à peu obligé les fabricants à accroître la production «P »;ila supprimé la compensation et a mis en liaison la production « P » et la répartition des prix. Il en est résulté une aggravation de la Situation de la chaussure de qualité.
L'entreprise se voit obligée de réduire la production’ de spécialités « Mastercord et Masterhand » quoique ces articles soient très demandés, que toute l'organisation soit prévue pour la fabrication de cet article, et qu’ils constituent une incontestable réussite professionnelle de la part des ouvriers. Ce système mauvais et injuste du contrôle des prix nous a empêchés de nous spécialiser complètement, et nous a obligés à mettre le prix de nos spécialités plus haut qu'il n'aurait été en cas de libre établissement des prix. Notre politique a en effet toujours été d'améliorer nos produits et de les vendre meilleur marché, pour que les consommateurs aient un pouvoir d'achat élevé. Un contrôle des prix res nous empêche désormais de le faire.
Le contrôle des prix est de nouveau en guerre contre la chaussure de qualité. Il veut accroître le pourcentage de chaussures « P » et invoque comme motif une recherche de rentabilité mauvaise et trompeuse.
La chaussure a été particulièrement éprouvée par le contrôle des prix.
M. Axel Vallin rappelle que la direction avait montré précédemment au comité qu’une « licence P. » serait sans doute à même de résoudre cette question de spécialisation. M. Perman répond que la direction estime inutiles des discussions avec le contrôle des prix à ce sujet, vu que des licences n'ont été accordées par le comité que pour des fabrications du niveau de Ja
qualité « P » ou au-dessus. Jusqu'à présent les discussions au sujet de Reos et Lindberg ont été sans résultat. Il souhaite que le comité modifie son point de vue dans l'avenir. \
Cours. — Le comité d'entreprise est invité à un cours sur l’entreprise. M. Jander insiste sur l'utilité pour les délégués d’être au courant du fonctionnement administratif de l’entreprise. M. John Vallin estime le cours excellent et demande qu'on y invite les ouvriers. M. Sten Andersson estime la proposition excellente et partage l’idée de M. Vallin. Il est décidé de désigner deux personnes chargées de prendre contact avec le personnel pour le cours. Furent désignés : Mme Rosa Karmbo et M. Gunnar Bjôrk.
M. Jander est désigné comme directeur du cours. |
M. Jander annonce par ailleurs que deux cercles d'étude d'anglais sont organisés pour les employés, sous la direction de M. Sven-Erik Nilson. De semblables cours seront institués l’année prochaine, s'ils rencontrent un intérêt suffisant dans le personnel.
Par ARTICLE 84
Mesures destinées à épargner les matières premières. — M. Perman annonce que la situation matérielle pour l’année suivante est inquiétante. On s'attend à une réduction des arrivées de cuir de veau; il faudra de plus diminuer les importations de cuir de dessus à cause de la situation en devises du pays. De semblables difficultés sont attendues dans d’autres articles importants. La conférence qui a eu lieu entre la direction de J'entreprise et la section des coupeurs a donné de très bons résultats. On est ainsi arrivé à une économie de 8 % sur les cuirs de dessus, sans que la qualité ait à en souffrir. La direction de l’entreprise demande en conséquence que de semblables conférences soient tenues avec les différents autres groupes, pour y discuter de la situation des matières premières ec de l'augmentation de la production.
M. Vallin estime excellent que chaque groupe soit informé des mesures qu'il est susceptible de prendre. | :
. Le comité décide de réunir d’abord, le groupe de l'emboutissage et de continuer ensuite par les autres groupes.
Questions de formation professionnelle. — Au cours de la discussion Sur la formation de la main-d'œuvre, M. Jander donne un aperçu de la façon dont la question est résolue aux U. S. A. La formation systématique du personnel est plus ancienne aux U. S. A. qu’en Suède. Il existe en particulier des instructeurs qui montrent aux ouvriers comment effectuer leurs travaux par les méthodes les plus simples et les plus modernes. La direction de l'entreprise annonce qu'elle a acheté aux U. S. A. un film d'instruction sur la production des chaussures. Il sera projeté à la pro- . Chaine occasion devant l’ensemble du personnel.
APPLICATION PRATIQUE DES ACCORDS 4 193 ARTICLE 86 Voyage Tes — La direction de l’entreprise invite les membres du
comité à un voyage d'étude à l'usine de Lindesberg le samedi 8 novembre. L'invitation est acceptée avec reconnaissance.
Le président du club, M. Wallin, transmet les remerciements .du personnel à la direction pour les achats de pommes de terre. Les auditeurs remercient d’avoir été agréés à la réunion.
La séance est déclarée close.
S Signé 5 B JORK — - JANDER — VALLIN — EKSTRôM.
Il est intéressant de constater le niveau “love des discussions du comité d’entreprise, et l'importance des problèmes soulevés. Il y a une véritable coopération entre l’entreprise et son comité. Il faut aussi relever l’importance des moyens techniques mis en œuvre pour l’amélioration de la production voyage de M. Jander aux U.S.A,., achat de film, voyage d'étude du comité, etc.
Le comité des Usines Kronan peut certainement être considéré comme un des meilleurs comités qui existent en Suède. La situation économique de l’entreprise est excellente, de même que la situation sociale du personnel. On raconte que, quand un représentant d’une entreprise en difficulté vient demander des conseils sur les moyens de se tirer d'affaire, on lui répond invariablement : « Formez un comité ! »
Les ouvriers fondent les plus grands espoirs sur ce comité, où ils ont la possibilité de faire connaître leur point de vue. De son côté, la direction a compris tout le profit qu’elle pouvait retirer d’un semblable organisme.
Il y a certainement beaucoup de bonnes volontés de part et d'autre : les ouvriers savent voir les intérêts supérieurs de la production; l’entreprise, de son côté, a souvent eu l’initiative de mesures d'amélioration sociale. Cette entreprise est une des rares où la cadence des réunions soit d’une fois par mois: cela montre un intérêt tout à fait spécial pour le comité. Les résultats sont très encourageants, et patronat et ouvriers semblent décidés à continuer dans cette voie pour faire de leur entreprise une usine modèle, socialement et techniquement.