OÙ LA CONVENTION DE SALTSJOBADEN | N’EST PAS APPLICABLE
Nous avons vu l'importance extrême qu ont eu les comités de collaboration, dans l'orientation pratique des comités de Saltsjôbaden. Ce sont les comités de collaboration qui ont, au fond, déterminé les moyens de travail et expérimenté les diverses activités des organismes de démocratie industrielle. Sans ces comités spontanément élaborés, soit par la direction d’une entreprise généreuse, soit par un club syndical actif, la démoératie industrielle suédoise serait loin de présenter l'intérêt qu’elle présente actuellement.
Or tous les comités de collaboration n’ont pas été remplacés automatiquement par des comités d'entreprise. Beaucoup de fédérations n’ont pas encore accepté la convention, et parmi les entreprises d’un secteur lié par la convention, beaucoup n’ont pas encore introduit le comité d'entreprise. Il se trouve donc des organismes anciens qui sont encore en fonctions.
Parmi les fédérations de L. O. en dehors de la convention se trouve la fédération des métallurgistes, qui, bien qu'ayant — Mais en septembre 1947 seulement — accepté le principe de la convention, n’a passé encore aucun accord avec les fédé- :
rations patronales correspondantes. PER position concerne 200.000 ouvriers.
Cependant, les’ fédérations métallurgistes patronales et ouvrières, ne se sont pas désintéressées pour autant du pro-
blème; elles ont sans cesse encouragé les initiatives des entreprises métallurgiques. Il a d’autre part, existé une coopération . réelle entre la fédération des forges (S. A. F.) et la fédération
ñ des métallurgistes (I. O.). Jusqu’à présent, ces deux fédéra-
tions ont estimé préférable de continuer a nes comités de collaboration.
Le plus remarquable de ces comités, est, sans aucun Faite ie celui des aciéries de Sandviken.