des contremaîtres (groupe D
4 — des ouvriers (groupe E).
À part les trois premiers représentants désignés par a
direction, les représentants sont élus par les organisations syn-
dicales de chaque groupe.
Le Sako central a pour mission de coordonner l’activité des divers Sako, et en même temps d'examiner, suivant les mêmes principes que les Sako locaux, les questions d'intérêt général pour l’entreprise.
Il a de plus pour tâche de réexaminer les questions ayant fait l’objet d’une discussion au sein d’un comité de collaboration, quand cette discussion n’a pu aboutir à une entente, soit que le comité n'ait pu arriver à se mettre d'accord, soit que sa décision n’ait pas été suivie par le chef de service.
Les réunions du Sako central ne sont pas réglementées; ses décisions n’ont que valeur consultative.
L'assemblée annuelle du personnel.
Le chef des aciéries fait une fois par an, si cela est possible, un compte rendu des activités et de l’évolution de l’entreprise pendant l’année précédente, et donne des directives
générales pour l’année qui débute. Certains chefs de service, ainsi que les leaders des organisations du personnel, ont ensuite. la possibilité de prendre la parole.
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L'organisation des aciéries de Sandviken, au point de vue Démocratie industrielle, est légèrement différente de l’organisation-type de Saltsjôübaden. La décenttalisation y est beaucoup plus poussée : ce ne sont pas les mêmes organismes qui examinent les questions de sécurité, de formation professionnelle et d'amélioration de la technique. Même en ce qui concerne la coopération proprement dite, sur le plan professionnel. 240n assiste à un émiettement du travail par service et par ate-
lier. Il y a en tout une vingtaine de Sako.
La direction a pensé que la coopération était plus efficace à l’intérieur de petits groupes. Il faut se souvenir que l’usine emploie plus de 5.000 ouvriers. Le travail de coordination indispensable est suffisamment assuré par le Sako central.
Les cadres et les employés se montrent en général assez satisfaits de l’organisation. La représentation qu’ils ont reçue est particulièrement large; la formation professionnelle est. très facile pour eux : il y a des cercles d’études, des bourses et prêts. Ils estiment que cadres et employés ont un rôle important à jouer et sur le plan technique et sur le plan de l’apaisement social, et ils se félicitent qu’en général la direction ait
su leur reconnaître ce rôle.
La satisfaction des ouvriers n’est pas sans mélange : certains voudraient que les comités de collaboration aient un droit de co-décision, et qu’ils participent effectivement à la marche de l’entreprise. Les dirigeants syndicalistes se montrent moins exigeants, et estiment que les comités sont arrivés à donner plus de confiance et de franchise aux rapports entre la direction et le personnel. Les comités seront certainement appelés à avoir par la suite une mission plus étendue; mais pour l'instant, les syndicalistes sont unanimes à estimer que les ouvriers ne sont ni assez mûrs, ni assez instruits pour avoir des responsabilités
plus larges dans la gestion de l’entreprise.