ARTICLE SEPTIEME
Suite du précédent. — Fin des Réponses à la troisième lettre de Marc Sangnier.
Lorsque j'écrivais le chapitre précédent, les événements étaient en voie d'établir le degré d'humiliation auquel un gouvernement démocratique et républicain faisait descendre notre patrie frappée d'impuissance matérielle devant les nations de l'Europe et du monde entier. Quelques jours après, la Chambre se préoccupait d'établir la radicale hostilité de la démocratie à l'égard du catholicisme en votant la séparation de l'Église et de l'Etat. Despotisme anticatholique au dedans, incohérence et débilité au dehors : vive la république démocratique, n'est-ce pas, Marc Sangnier ?
XXVII. — « Ce qui nous sépare surtout, c'est, dit Sangnier, que V Action française ne reconnaît qu'une tradition et qu'une hérédité charnelles ; nous, nous croyons à une tradition et à une hérédité morales. »
Tous nos lecteurs savent que nous croyons à l'hérédité et à la tradition morales, l'hérédité et la tradition politiques étant un composé du spirituel (ou moral) et du charnel. Marc Sangnier, comme le jeune Robert Dreyfus 2, nous prend-il pour des élèves de Gobineau ? Et, s'il fait cette confusion, dans quel intérêt la fait-il ?
Il faut renverser la phrase de Sangnier. L'erreur, le défaut,