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ARTICLE DEUXIÈME

Lettre de M. de Marans : Marc Sangnier n'es! pas chrétien social. — Il nous suffit que Marc Sangnier soit catholique, car son catholicisme est la condition indispensable de tout accord, même de toute discussion utile avec nous.

Beaucoup de bonnes âmes ont d'abord été ébranlées du « dilemme de Marc Sangnier ». Nous avons des amis inquiets, pessimistes. Quelques-uns parlaient bas, en nous prenant la main, et d'un ton douloureux.

Quel malheur, exprimait leur pitié sincère, qu'il n'y ait pas moyen de régler ce conflit avec la religion ! En sortirions-nous quelque jour? Enfin! pussions-nous seulement ne pas compromettre, ne pas perdre à jamais, par nos aventures, la cause de la Royauté ! Pussions-nous aussi la soustraire à la cruelle atteinte de ce redoutable argument !

Je souhaiterais à la cause royaliste de ne point rencontrer d'objection plus sérieuse. Celle-ci n'arrêtera guère que les gens qui s'arrêtent, depuis cent quatorze ans, à toutes les toiles d'araignées du chemin. Nos lecteurs sont témoins qu'il n'a pas fallu de grands efforts d'ingéniosité pour nous tirer de ce mauvais pas : il a suffi d'un peu de jugement et de bonne foi. La correspondance assez volumineuse que nous avons reçue depuis quinze jours tend à montrer que le bon sens demeure, au pays de Descartes, la chose du monde la plus communément partagée. Un fait est un fait. En voici un : nous avons été compris et approuvés sans réserve. L'article était écrit par un membre de l'aile gauche de Y Action française. Il était écrit pour l'aile droite. Or, nos amis positivistes, tels que le commandant Picot2,

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