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SOUVENT, QUE CELLE DE SON PROPRE INTÉRÊT

Si, du moins, la responsabilité encourue par les hommes publics était précise, effective, personnelle, et tirait réellement à conséquence pour eux ! Mais comment la saisir, et sur qui la faire porter, parmi tant de pouvoirs divisés, éphémères el changeants ? Le moyen d'atteindre l'homme d'État qui a décrété une mesure inique ou fait voter une loi néfaste ! // a disparu. Le moyen d'exiger d'un ministère qu il tienne les engagements des ministères qui l'ont précédé ? Il a d'autres idées. Un tel système de Gouvernement peut longtemps échapper aux plus graves responsabilités. A la longue, sans doute, elles se feront sentir, et le pays en essuiera, peut-être, quelque

irréparable dommage : mais, alors, ceux qui eu furent responsables seront hors d'atteinte. Louis XIV et Napoléon portèrent, du moins, la peine de leurs fautes : à qui peuvent s'en prendre les prêtres catholiques de notre temps, si leurs droits sont foulés aux pieds ? Aussi bien ne doivent-ils jamais perdre de vue cet étal particulier de la chose publique en France : à défaut, ils s'exposeraient à tous les mécomptes et à toutes les mésaventures. Qu'ils s'abstiennent de faire appel aux pouvoirs publics : qu'ils ne se prévalent, auprès d'eux, ni de la raison, ni de l'histoire, ni d'aucune considération d'espèce religieuse : aujourd'hui, il n'y a pas de justice pour nous, pas même de pitié. Nous nous trouvons en présence d'un régime trop anonyme et trop impersonnel pour qu'il veuille nous entendre mais point

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