IV. a
4i8 LA DEMOISELLE A MARIER.
M. DUMESINIL.
Est sacré pour moi; et rien ne peut le rompre, par la même raison que pour vous, ce matin, j'aurais refusé les plus beaux partis de France.
CAMILLE
Ah! mon Dieu, que je suis malheureuse!
O ciel ! elle pleure... vous le voyez , et vous ne vous laissez pas fléchir; mon ami, monsieur Ducoucirai , je vous en supplie, parlez pour moi.
CAMILLE
Eh ! oui , mon parrain , vous restez là sans rien dire, et cependant ça vous regarde aussi , car je suis votre filleule.
DlICOUDRAI.
C'est vrai, morbleu! et je nu- fâcherai aussi à mon tour.
M. DUMESNIL
Ça ne servira à rien; car je n'ai pas l'habitude de transiger avec mes devoirs, et je sais ce qui me reste à faire. Camille, allez trouver votre mère.
r Camillf et Ducoudrai se retirent vers le fond à droite; M. Dumesnil s'approche d'Alphonse.) Et quant à vous, monsieur, je vous avais invité h passer la soirée avec nous ; mais d'après ce qui arrive, vous sentez que cela n'est plus possible, et je vous prierai même, jusqu'au mariage de ma fille, de vouloir bien suspendre vos visites.
ALPHONSE
O ciel! ne plus la voir!
CAMILLE
Ah! je ne pourrai jamais m'y habituer.