‹ La dent et l'évolution: De la place de l'homme dans la natureChapitre 33 sur 43 · O O CD · texte numérisé non relu

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Fig. 55 - Mobaine d'une fume jrimilue de Multituencule k tubencules .

L'évolution est marquée par une multiplication des tubercules: c’est ainsi que chez + T'aeniolabis de l’éocène d'Amérique, nous comptons un grand nombre de tubercules disposés en trois rangées longitudinales : vestibulaire, intermédiaire, palatine, à la molaire supérieure (Fig. 56).

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Ces animaux devaient avoir un régime herbivore et carnivore. Du point de vue phylogénique, les Multituberculés constituent une lignée qui s’est développée de façon indépendante et s’est éteinte au Tertiaire. Cette lignée comprend le premier Mammifère connu.

Aussi bien les partisans de la frituberculie que ceux de la concrescence avaient complètement renoncé à expliquer l’existence du très grand nombre de tubercules des molaires des Multituberculés; cette disposition allait à l’encontre directe de la première de ces thèses et, pour la seconde, aurait exigé que chaque molaire résultât d’un nombre vraiment exagéré de dents reptiliennes simples. La théorie de la multituberculie s'accorde au contraire avec elle d’une façon parfaite; loin de constituer un groupe aberrant, les Multituberculés offrent en effet exactement le type dentaire qu’elle permettait de prévoir. Et si l’on se base sur leur disposition, on peut admettre que, primitivement, les molaires des Mammifères avaient ‘tes tubercules disposés en rangée: longitudinales pouvant contenir jusqu’à sept où huit saillies : il y avait trois rangées à la mâchoire supérieure et deux à l’inférieure; la figure 57 indique comment se faisait l’articulation de celles-ci.

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