NOMBRE D’OUVRIÈRES FOURNISSANT UN TRAVAIL EFFECTIF
PRODUIT Ni DES VENTES 1
ÏT
lire.
(1) Pour apprécier les salaires payés à Burano, il est à remarquer qu’un peu moins d’un quart des ouvrières fournissant un travail effectif sont des femmes mariées. En général, ces dernières ne travaillent que lorsqu’une nécessité urgente les y contraint; il en est qui ne produisent pas pour 10 francs de dentelle par an. Parmi ces ouvrières, il faut compter également environ 60 élèves, qui ne gagnent rien ou presque rien. Enfin, il y a chaque jour un certain nombre d’ouvrières qui, par suite de maladie ou à cause de leurs occupations domestiques, doivent s’abstenir de travailler. En résumé, parmi les ouvrières fournissant un travail effectif, deux tiers environ travaillent d’une manière suivie, et il y en a, dans ce nombre, qui ne sont pas âgées de 12 ans.
(2; Dans le produit net des ventes il faut comprendre le produit des objets qui sont vendus tout montés, tels que les éventails, les nappes, les mouchoirs, etc.
(3) La vente ayant subi une diminution en 1900 et 1901, par suite de la guerre Sud-Africaine et du deuil de la cour italienne, il a été jugé prudent, en 1901, de ne pas admettre de nouvelles élèves.
Des tentatives analogues à celle de Burano ont été commencées en ces dernières années, par des dames de l’aristocratie italienne, dans divers centres de l’Italie, entre autres à Bologne, à Florence, à Cantu (près de Corne), à Ascoli Piceno, à Coccolia, à Pise, à Brazzà, à Bapallo, à Pérouse; on fabrique également un peu de dentelle en Calabre, dans les Pouilles et en Sicile. Cependant aucune tentative de renovation de l’industrie n’a eu l’importance de celle de Burano. Parmi celles qui réussissent le mieux, signalons lecole ouverte en 1891 par la comtesse de Brazzà-Savorgnan , dans sa terre de Brazzà, en Frioul.
L’industrie dentellière a conservé une certaine importance à Gênes et dans les villages voisins situés au bord de la Méditerranée. On y fait un ingénieux et beau travail servant à orner des serviettes damassées appelées dans le pays macramés (d’où le nom de macramé donné à ce genre d’ouvrage).
Ce travail, dont nous avons vu de remarquables exemplaires, consiste à nouer les extrémités des fils d’un tissu en dessins géométriques et à en former de longues franges, qui terminent une serviette à ses deux bouts.
On exécute aujourd’hui une grande variété de dessins en macramé ; les ouvrières les plus expertes inventent elle-mêmes des combinaisons nouvelles, tout en poursuivant leur ouvrage. Les macramés ornés de riches franges font partie, encore aujourd’hui, du trousseau de toute dame génoise.
Une sorte de guipure de soie écrue ou de fil de lin, exécutée aux fuseaux et reproduisant les motifs de l’ancien point de Gênes, occupe aussi 2,000 femmes aux environs de Gênes. Cette dentelle est, paraît-il, exportée par grandes quantités vers l’Amérique du Sud.
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Hollande.
On sait peu de chose des premières dentelles faites en Hollande. Vers 1625, les portraits des peintres hollandais montrent que les riches bourgeois d’Amsterdam et de La Haye commencent à porter de la dentelle ; quelques tableaux datant de 1640 environ et représentant des dentellières prouvent qu’on faisait de la dentelle en Hollande à cette époque ( I).
La révocation de ledit de Nantes ayant éloigné d’Alençon 4,000 dentellières, un grand nombre de celles-ci se réfugièrent en Hollande. Elles furent traitées « comme des artistes », dit un auteur du temps, et fondèrent, en 1685, une manufacture de point appelé dentelle à la Heine, dans la Maison des Orphelins, à Amsterdam. De son côté, un autre protestant émigré, Zacharie Châtelain, introduisit en Hollande l’industrie, alors très importante, des dentelles d’or et d’argent.
Ces industries prospérèrent pendant quelque temps. Le goût de la dentelle était, en effet, devenu très vif en Hollande. De plus, les Hollandais avaient cet avantage sur les autres pays, de posséder un fil à dentelle qui passait pour le meilleur du monde, le fil de Harlem.
Dès la fin du XVIII0 siècle, la fabrication de la dentelle commença à péricliter. Le point d’Alençon et la dentelle d’or firent place à des dentelles épaisses et solides ressemblant à la Valenciennes. Le XIXe siècle vit l’industrie s’éteindre complètement.
Cette disparition de l’industrie dentellière en Hollande paraît d’autant plus inexplicable que le port de la dentelle est resté d’un usage presque général dans ce pays, respectueux entre tous de ses vieilles coutumes.
Dans les villages et dans beaucoup de petites villes, les
(1) Nous citerons, en particulier, le délicieux tableau de Jan Vermeer de Delft, représentant une jeune dentellière courbée sur son carreau.
femmes du peuple et de la bourgeoisie continuent de porter des bonnets ornés de dentelle; ici, le bonnet est en batiste et bordé d’un petit volant ; ailleurs, il est en tulle brodé et terminé par de larges ailes qu’encadrent des flots de dentelles ; tantôt il est posé sur un casque d’or ou d’argent ( oorijzer ), dans lequel la paysanne hollandaise emprisonne sa chevelure; en Zélande, il est placé directement sur la tête et agrémenté de plaques ou de tire-bouchons en or, qui recouvrent les tempes. Ces coiffures font merveilleusement ressortir la fraîcheur des visages des femmes et rien n’est plus pittoresque que la vue de tous ces blancs bonnets, lorsque le jour du marché amène dans quelque vieille cité les fermières des environs.
L'usage du bonnet de dentelles commence à se perdre; esclaves de la mode, les femmes des petites villes hollandaises et même quelques riches fermières préfèrent à la coiffure traditionnelle le chapeau moderne, d’un goût souvent douteux; quelques-unes portent le chapeau par-dessus leur casque d’or. Dans les campagnes, le bonnet résiste, jusqu a présent, aux envahissements de la mode. La reine Wilhelm ine, éprise de vieux usages et de belle dentelle et, plus encore, désireuse de conquérir l’affection de son peuple en se rapprochant de lui, a revêtu le costume et la coiffure des Zélandaises, dans le portrait quelle fit exécuter lors de son avènement au trône.
L’industrie belge est seule cà bénéficier de la fidélité des Hollandaises à leurs bonnets de dentelle. Le tulle brodé qui compose les fonds des bonnets est exécuté à Lierre et dans quelques villages de la Flandre orientale; les dentelles sont toujours des points de Lille ; elles sont confectionnées surtout par les ouvrières de Turnhout, de la Flandre orientale et de Saint-Trond. Les facteurs belges vendent ces dentelles à des facteurs ou marchands hollandais; ceux-ci les revendent aux magasins de détail et aux lingères ; aussi les plus riches de ces bonnets sont-ils d’un prix élevé.
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Quelques tentatives ont été faites pour restaurer en Hollande l’industrie de la dentelle. En 1850, un facteur de Bruges s’établit à l’Écluse et y fonda une école où il installa des ouvrières brugeoises. La dentelle occupa à l’Écluse jusque J 20 femmes et enfants. Vers 1870, le facteur qui dirigeait leeole quitta l’Écluse et leeole fut fermée.
En juillet 1902, le gouvernement hollandais institua une commission d’enquête pour tâcher de relever l’industrie dentellière à l’Écluse. On découvrit à grand’peine une dentellière, la dernière survivante de l’école, qui était devenue marchande de pétrole. La dentellière fut examinée comme un objet de musée, mais les instances pour la décider à reprendre son ancien métier furent vaines ; elle déclara à la commission d’enquête quelle préférait continuer à vendre du pétrole.
De leur côté, M. van Loon, banquier à La Haye, et Mme Wegerif-Gravestein viennent de tenter une résurrection de l’industrie dentellière. Ils ont fait venir de Bruges une dentellière très experte et l’ont installée comme maîtresse de dentelle à Appeldoorn, dans la célèbre école d’art industriel Arts and Crafts. Cette dernière tentative est trop récente pour avoir pu donner jusqu’à présent les résultats que ses auteurs en attendent.
Espagne.
L’Espagne, renommée, dès le XVIe siècle, pour ses points à l’aiguille et pour ses dentelles d’or et de soie, vit décliner cette fabrication vers le milieu du XVIIIe siècle.
A Barcelone, à Valence et à Séville, on fait encore de la dentelle d’or, mais l’or est mal préparé et d’une nuance rougeâtre. La blonde de soie noire ou blanche se fabrique presque exclusivement en Catalogne, dans les villages de la côte. En 1809, cette fabrication donnait du travail à 12,000 femmes et enfants, et, d’après Mrs Bury Palliser, le nombre des ou-
vrières en blonde se serait encore accru depuis lors. La fabrication de la dentelle de soie, dite Blonde d’Almagro , occupait, en 1875, de 12 à 15,000 personnes dans la Manche.
11 n’y a pas, en Espagne, de manufactures de dentelles ; les ouvrières travaillent pour leur compte et à domicile. Leur salaire est, en moyenne, de 50 centimes par jour.
La mantille nationale est l’objet principal de la fabrication. Les Espagnoles se servent de trois mantilles différentes : l’une, en blonde blanche, devant contraster un peu avec le teint, est réservée aux jours d’apparat, tels que les anniversaires de naissance, les combats de taureaux, le lundi de Pâques; une autre, en blonde noire, garnie d’un haut volant, est employée pendant la Semaine sainte; la troisième ( mantilla de tiro ) sert pour l’usage ordinaire ; elle est faite de soie noire et garnie de velours. La mantille d’une Espagnole est sacrée aux yeux de la loi : elle ne peut être saisie pour dettes. La mode si gracieuse de la mantille tend malheureusement à disparaître devant le chapeau moderne.
La soie employée en Espagne pour la blonde est de qualité supérieure ; il y a près de Barcelone une fdature de soie, dont les produits servent spécialement pour les blondes fabriquées dans la province. Mais l’exécution des dentelles de soie, en Espagne, laisse à désirer, et les blondes espagnoles n’égalent celles de Bayeux ni par la consistance du fond, ni par la régularité du dessin (1).
Portugal.
L’ancienne dentelle de Portugal était un point à l’aiguille analogue à celui de Venise. Ce travail occupait les loisirs d’un assez grand nombre de religieuses et de quelques femmes qui exécutaient chez elles les commandes qu’on leur faisait. Des
(1) Mrs Bury Palliser, op. cil., p. 87.
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lois somptuaires édictées en 1749 mirent fin au luxe des vêtements et, par suite, ruinèrent l’industrie dentellière.
Après le tremblement de terre qui détruisit Lisbonne en 1755, le marquis de Pombal fonda d’importantes manufactures de dentelles aux fuseaux, qui prospérèrent sous ses auspices, et, depuis lors, l’industrie dentellière a repris quelque importance en Portugal.
Les dentelles portugaises modernes se font toutes aux fuseaux ; elles ressemblent beaucoup à celles d’Espagne ; les plus larges sont en soie.
Les femmes de la péninsule de Péniche, au nord de Lisbonne, confectionnent de grandes pièces de dentelle, surtout des voiles, des châles et des mantilles, en fil blanc ou noir. Elles se servent pour cela de carreaux très larges, de forme cylindrique, qui leur permettent d’exécuter une pièce en une fois et sans reprise. Leurs dentelles, dont les dessins reproduisent des ramages ou des figures géométriques, sont dépourvues de caractère artistique; elles se rapprochent du torchon et leur prix est très bas. Des dentelles analogues se font à Vianna do Castello et à Villa do Conde; elles sont connues, tout comme les précédentes, sous le nom de dentelles de Péniche.
Il existe également à Lisbonne une manufacture de dentelles dont les produits sont plus fins et d’un prix plus élevé que ceux de Péniche. Cet établissement imite les types étrangers, notamment certains articles belges, comme la Malines ; mais, par le choix des dessins, qui rappellent l’art portugais, il cherche imprimer à ses dentelles un caractère national.
La manufacture de Lisbonne ne travaille que sur commande ; ses seuls clients sont la Cour portugaise et quelques dames de la haute société. Quelques riches Portugaises apprécient beaucoup les dentelles belges; mais, comme l’exportation de celles-ci vers le Portugal est nulle jusqu’à présent, les élégantes de Lisbonne achètent nos dentelles à Paris.
Grèce et Turquie.
La Grèce, berceau de la broderie, fabriqua, peut-être avant Venise, des passements à figures géométriques, que les marchands italiens appelaient tantôt point de Raguse, tantôt dentelle de Grèce. Quand Venise devint maîtresse en l’art des points, les dentelles de Grèce perdirent leur vogue, mais leur fabrication ne cessa pas complètement. Aujourd’hui encore on fait à Athènes et dans quelques parties de la Grèce une dentelle de soie blanche, presque exclusivement employée par les juifs dans leurs synagogues.
Au XVIIIe siècle, on commença h faire en Turquie de la dentelle d’or et d’argent, et, au bout de peu de temps, le luxe des dentelles devint si considérable que le sultan crut devoir édicter contre leur usage des lois somptuaires. De nos jours, on fait en Turquie une belle guipure de soie, de style oriental, appelée parfois dentelle Oycdi. Cette dentelle se travaille à l’aiguille, avec du fil blanc ou noir ou avec plusieurs fils de couleurs différentes; elle représente le plus souvent des fleurs, des fruits et du feuillage. Le point de Turquie se fabrique dans les harems ; il est peu connu dans le reste de l’Europe et d’un prix très élevé.
A Smyrne et dans la contrée environnante, un certain nombre de femmes s'adonnent assez régulièrement à la confection des dentelles aux fuseaux. Ces dentelles se vendent à Smyrne, à Constantinople et en Grèce, où on les emploie pour la confection des trousseaux.
Iles de la Méditerranée.
Les îles Ioniennes fabriquent encore quelques dentelles grecques en fil blanc ; les indigène les trempent dans du café et les font passer pour des dentelles anciennes. On fait aussi.
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dans ccs îles, de la dentelle de fil d’aloès et de la dentelle de soie noire imitant celle de Malte.
Les îles de Rhodes, de Chypre et de Crète produisirent, dès le XVe siècle, toutes sortes d’ouvrages féminins : point coupé, dentelles d’or et d’argent, point à l’aiguille, guipure et dentelle de soie.
De nos jours, les femmes de l’île de Rhodes font une sorte de guipure de soie noire ou blanche, brodée sur métier à l’aiguille, et des dentelles de soie de couleur. Dans file de Chypre, elles confectionnent, d’après d'anciens dessins, une dentelle à l’aiguille ressemblant au point coupé ; elles se servent parfois de fils de soie et leur travail est remarquable. Les insulaires de la Crète fabriquent des torchons en soie de couleur ou en fil de lin ; leurs dessins, dont l’origine est ancienne, reproduisent des figures géométriques.
La dentelle qu’on faisait autrefois à Malte avait quelque ressemblance avec les produits les moins fins de Malines et de Valenciennes. Aujourd’hui, la dentelle de Malte a perdu son caractère : elle est devenue une guipure avec arabesques, rappelant l’ancienne dentelle grecque, et se fait soit en fil, soit en soie noire ou blanche.
La dentelle de Malte se retrouve également en Saxe, en Auvergne, au Puy, en Irlande, dans le Buckinghamshire et dans le Bedford.
La dentelle hors d'Europe.
L’île de Madère, le Canada, le Mexique, le Brésil, le Chili et quelques autres endroits de la côte, en Amérique du Sud, font des dentelles rappelant les torchons et le point de Lille. La tradition de la dentelle a été importée dans ces pays par les Portugais et les Espagnols. Ce sont encore les Portugais qui ont appris aux femmes de Travail core et de Ceylan à faire des dentelles aux fuseaux. A Ceylan, la dentelle est la seule occu-
pation manuelle des femmes; les produits de cette industrie présentent une analogie frappante avec ceux de l’île de Malte.
En Argentine, on trouve de grossières dentelles aux fuseaux, confectionnées par les Italiennes. Le luxe du vêtement étant considérable dans ce pays, les importations de dentelles véritables y sont très importantes ; malheureusement, la Belgique se borne, jusqu a présent, à y envoyer de très petites quantités de point de Bruxelles.
Aux Philippines et au Paraguay, on fait un peu de dentelle avec des fibres d’aloès. Le Paraguay emploie aussi des fils indigènes, d’une éclatante blancheur, pour confectionner de curieuses dentelles ressemblant à des toiles d’araignées : ces dentelles, dont un exemplaire est conservé au Musée des arts décoratifs, à Bruxelles, sont fabriquées avec une perfection et une régularité remarquables ; leurs dessins offrent une grande variété de combinaisons et ont un cachet tout particulier.
A Madras, on a entrepris récemment la fabrication de la guipure.
Il n’est pas jusqu'au Japon et à la Chine qui, voulant se mettre au niveau de l’Europe, n’aient commencé la fabrication des dentelles. Il y a environ vingt-cinq ans, le gouvernement japonais a fait établir à Yokohama un ouvroir pour le travail aux fuseaux, et le point d’Honiton y est enseigné sous la direction de la femme d’un officier anglais. Cette fabrication est, jusqu’à cette heure, sans importance commerciale; le travail est très régulièrement fait, mais les dessins laissent encore à désirer. Ces dentelles sont exécutées en soie ou en coton et présentent de l’affinité avec la duchesse et l’Honiton ; les ouvrières leur ont imprimé un caractère japonais assez prononcé.
En Chine, la dentelle aux fuseaux a été introduite depuis peu par des religieuses, qui dirigent des orphelinats à Shangaï. Le travail des jeunes Chinoises est d’une finesse remarquable, mais les articles produits sont en quantité minime ;
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ils sont employés pour les besoins du culte catholique ou achetés par les membres de la colonie étrangère de Shangaï(i).
(1) Plusieurs des renseignements qui précèdent sur la fabrication de la dentelle à l’étranger sont extraits du Bulletin commercial, organe hebdomadaire du Musée commercial de Bruxelles (année 1902, nos 33 à 5G).
Ces renseignements ont été publiés dans le Bulletin commercial à la suite d’une enquête entreprise, à la demande du Ministère des Affaires étrangères, par nos agents diplomatiques et consulaires ; l’enquête avait pour objet de faire connaître les importations de dentelles belges à l’étranger; les chances d’importation dans les pays où nos dentelles n’ont pas encore été introduites; les droits d’entrée et les usages commerciaux de ces pays ; les maisons ou les agents qui, dans ces pays, pourraient faciliter le commerce belge des dentelles; la concurrence que font à nos dentelles les dentelles étrangères ou indigènes. L’enquête a porté sur les pays où les dentelles belges sont peu connues, notamment sur l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal, la Russie, la Serbie, la Roumanie, la Grèce, la Turquie, les possessions britanniques de l’Afrique australe, les Indes anglaises, la Chine, le Canada, la République Argentine, le Paragay, les républiques de Costa-Rica et de San-Salvador, le Honduras, le Chili, le Guatemala, l’ile de Cuba et la Nouvelle-Zélande.