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On fabrique les sels de potasse en traitant l'eau de mer, vaste réservoir illimité, les cendres des plantes; mais il existe d'énormes gisements connus de ces sels, indépendamment de ceux qui peuvent être découverts. Les gisements de sels de potasse de Stassfurt en Allemagne produisent un chlorure double de potassium et de magnésium dénommé carnalite, qui s'emploie sans préparation, un mélange de chlorure de potassium et de chlorure de sodium (ou sel marin) dénommé sylvinite qui peut servir à fabriquer les chlorures: de potasse et les sulfates de potasse, des composés de chlorure de potasse, de sulfate de magnésie, de sel gemme, dénommés Kainite ou Hartsalz selon leur teneur en potasse.
Les gisements de nitrate de soude existent au Chili, en Algérie, en Tunisie.
Longlemps on à cru que le seul azote qui permette de fumer les terres et d'obtenir des récoltes abondantes était celui provenant des résidus de la nutrilion animale, qui elle même l’obtenait des plantes alimentaires ou de la décomposition des végétaux. Puis cet azote est provenu des gisements découverts.
Mais on a étudié minutieusement l'opération chimique produite par la décomposition dans le sol des végétaux, et des résidus de la nutrition. On a vu que ces détritus sont convertis en nitrates assimilables par une catégorie de microbes spéciaux, et de là, on a pu arriver à la culture des bactéries nitrifiantes.