‹ La Dépopulation de la FranceChapitre 7 sur 37 · TIR OR · texte numérisé non relu

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tielle de recueillir les libéralités testamentaires et réciproquement, de récompenser la paternité par l'attribution privilégiée des mêmes dispositions ainsi atteintes. En outre, les lois caducaires décidaient qu'entre plusieurs candidats à une même magistrature la priorité appartenait au pater plutôt qu’à l’orbus (marié sans enfant).

Par exception, échappaient aux déchéances les hommes au-dessous de vingt-cinq ans et au-dessus de soixante ; les filles au-dessous de vingt ans et audessus de cinquante ; enfin les veuves pendant les deux premières années de veuvage.

Luther condamne le célibat volontaire. Saint Thomas tout en exaltant la chasteté ne la trouve possible que pour les esprits supérieurs, « la multiplication de l'espèce est un devoir de la multitude, mais non un devoir individuel » (1). Loyola n'aurait pu mieux dire. En France, surtout avec Louis XI, la surpopulation devient la grande préoccupation des dirigeants. Henri IV dit que « la force et la richesse des rois consistenten l'opulence et le nombre de leurs sujets » (2). Colbert, Vauban préconisent et Louis XIV édite des exemptions d'impôts aux familles prolifiques du peuple et des pensions à celles de la noblesse. Quesnay dans ses Maximes écrit: « Qu'on soit plus attentif à l'augmentation de la population qu'à l'accroissement des revenus. »

En Allemagne, Frédéric Il exempte d'impôts les familles de sept enfants.

(4) Summa, 1. IV, ch. IX.

(2) Édit du 8 avril 1599.

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