SEXE FÉMININ
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Ainsi, nous voyons que les auteurs ont reconnu la réa- I. fi:5'i Annuûl Report oftfce H. G.
lité de ce parallélisme, dont nous donnerons d'ailleurs de nouvelles preuves un peu plus loin. Ils ont seulement différé sur l'explication à en donner.
Quelques-uns ont voulu y voir une atténuation providentielle à la terrible loi de Mal-
thus. La nature n'expulse pas du banquet de la vie ceux qui se présentent en surnombre pour y prendre place ; elle emploie un procédé plus doux : elle ne les fait pas naître. « Ce n'est pas seulement la mort qui est chargée de cc!i tenir la population dans les limites des subsistances; la nature n'impose pas impitoyablement aux femmes les douleurs de la maternité trompée et de l'enfantement improductif;mais elle se charge aussi de régler les conceptions et les naissances, par une loi plus bienfaisante... »
(Achille Guillard, Démogr. comparée, p. 323.)
D'autres explications, purement numériques, peuvent être invoquées sans être d'ailleurs suffisantes :
Une natalité qui serait très élevée causerait une élévation de la mortalité générale sans même que les chances de mort à chaque âge fussent plus grandes ; en effet, puisque cette population contiendrait beaucoup d'enfants, elle compterait un nombre absolu de décès infantiles plus élevé (il n'est pas nécessaire pour cela que la mortalité de ces enfants soit
Angleterre -
Fig. 5. — Angleterre et Galles. — Variations de la natalité et de la mortalité dans les soixante dernières années du xtxe siècle. — Sur 1.000 habitants, combien de naissances, combien de décès par an, dans chacune des 6 périodes décennales indiquées (1841- 19C0) ?
•lus forte), ce qui chargerai! d'autant la mortalité générale.
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