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L’électrode indifférente sera, en général, d'assez grandes dimensions, placée en opposition par rapport à l’autre, de facon à englober un champ circulatoire plus étendu.
L'électrode active, vers laquelle on peut produire un appel, sera, au contraire, rigoureusement localisée au foyer de la
lésion à atteindre, ou au niveau de sa projection sur la paroi,
et de très petits dimensions, pour obtenir une plus grande convergence des lignes de flux. Elle sera de la polarité inverse de celle de l’ion médicamenteux.
Si l’on veut combiner les effets de l’ionisation et de la dérivation, l’électrode dite indifférente sera imbibée de la même solution que celle ingérée par le malade. Après la séance d'ionisation proprement dite, il faudra changer le sens du courant quand on voudra dériver le produit du milieu intérieur vers l'organe à traiter. Sinon, elles seront toutes deux simplement imbibées d’eau distillée.
La période optima de passage du courant pour obtenir la dérivation sera : d'une heure ou deux après l’ingestion, s’il a été donné par la bouche; immédiatement, s’il a été pris en injection intraveineuse.
Des intensités très faibles suffiront en général : 2 à 3 milliampères. La durée de chaque séance sera d’au moins trente minutes. On pourra en fin de séance inverser le courant pour une meilleure fixation.
On fera des séries de 15 séances. Repos d’un mois entre chaque série.
Etant donné l'accumulation meilleure du produit et son élimination retardée, il sera suffisant de faire des séances tri, ou même bihebdomadaires.