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Nous avons observé pendant l'été 1925, à Epernay, l’évolution de trois plaies granuleuses dès le début. Il s'agissait de gros boutons, deux situés sur les faces latérales de l’encolure et un au bord antérieur de l'épaule, boutons du volume d’une noix, de teinte violacée. Les poils coupés au niveau de ces tumeurs molles, dépressibles, permettent l'examen du tégument ; il est impossible d'y déceler à l’œil nu aucune trace d’effraction de l’épiderme.
La ponction au bistouri laisse couler du pus peu abondant (1 centimètre environ) sanguinolent. La cavité apparaît alors avec des travées fibro-cenjonctives en voie de nécrose, des villosités analogues à celles que l’on rencontre à la périphérie des plaies d'été et quelques granulations du volume d’un grain de chénevis, La première de ces plaies abandonnée à elle-même aboutit en deux jours à la plaie d’été classique. Les deux autres sont traitées dès le début.
Il semblerait donc découier de ces faits que la plaie préexistente ne soit pas nécessaire à la pénétration du parasite.
Mais en examinant leur situation et leur pourtour, nous avons noté que les points où se trouvaient ces lésions correspondaient à des points de frottement de certaines pièces du harnachement et qu’à leur niveau, les poils étaient plus ou moins usés.
Tout porte à croire qu'il n’y a pas eu effraction proprement dite de la peau, mais que l’embryon s’est introduit dans la profondeur des tissus cutanés à la faveur d'une inflammation légère du tégument, profi-
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tant peut-être de l’orifice dilaté de ses glandes, sous l'influence du processus inflammatoire.