‹ La dermite granuleuse: de 1850 à nos jours; son traitement chirurgicalChapitre 15 sur 28 · RÉACTION ORGANIQUE · texte numérisé non relu

RÉACTION ORGANIQUE

Quoiqu'il en soit, la larve habronémique introduite dans les tissus détermine une réaction organique violente qui aboutit à l’enkystement du parasite dans le nodule caractéristique et à l’expulsion de ce nodule.

a) Comment expliquer la rareté du ver à la surface des plaies.

Nous avons vu plus haut que les mouches se posent de préférence sur les bords de la plaie granuleuse et que celle-ci s'accroît non pas en profondeur, mais en surface et par sa périphérie. C’est donc vers les bords de la ‘lésion qu’il faudrait rechercher cet embryon, recherche très difficile et aléatoire, si l’on considère ce la larve déjà sortie par effraction de la trompe de la mouche s'enfonce rapidement dans les tissus de la même manière, tissu d’ailleurs formés de cellules conjonctives en réaction et offrant par conséquent peu de résistance.

b) Premier temps : Enveloppement du parasite.

[1 semble que le phagocytose de la larve d’habronème soit l'exception. Revêtue d’une cuticule striée,

PA volumineuse et défendue très probablement par ses produits de secrétion et d’excrétion, elle oppose une résistance considérable aux phagocytes. Ces excrétats paraissent exercer une chimiotaxie positive particulièrement intense à l'égard des leucocytes de Semmer; on note, en effet, une éosinophilie très marquée dans les examens de sang au niveau de la plaie, et qui peut atteindre 16 %, ainsi que l’a sionalé MONNIER alors que normalement 4,6 % des leucocytes sont des éosinophiles (DURROUX). De plus, l'examen microscopique des granulations les montre constituées en grande partie d’éosinophiles, peu de cellules vivantes, mais surtout des résidus nucléaires; le point capital de la réaction organique est donc une éosinophilie très intense. Les cellules migratrices se groupent autour du parasite, beaucoup succombent dans la lutte et leurs débris plus ou moins dégénérés forment autour une coque qui peu à peu se calcifie, La larve entre alors à l’état de vie ralentie, emprisonnée au sein du nodule. Elle ne joue plus qu'un rôle purement passif et son développement est toujours arrêté au troisième stade. Elle peut persister plus ou moins longtemps en cet état et finir par se résorber; la logette est alors trouvée vide au sein du nodule,

Deuxième temps : Expulsion du nodule.

Le nodule parasitaire étant constitué, l’activité réactionnelle des tissus va tendre à son expulsion. Une vive réaction conjonctive apparaît donnant de

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