II. NATURE PARASITAIRE DE L'AFFECTION
1° RIVOLTA soupçonne la naturé parasitaire de la dermite granulcuse (1864).
RIVOLTrA peu séduit par la théorie de l'influence saisonnière de H. BOULEY, reprend l'étude de laffection. Ses recherches l’amènent à soupçonner pour la première fois en, 1864, la nature parasitaire de la dermite estivale. Ses conclusions publiées la même année par un Journal professionnel italien sous le titre de € Natura parasitariæ di alcuni fibromi et della psoriasi estivale » ne trouvent écho que dans une seule revue vétérinaire ( Le Journal des vétérinaires du Midi de la France », en 1868.
Mais, étant donné d’une part le manque de preuves apportées par RIVOLTA à l'appui de son hypo-
thèse et d'autre part l'influence prépondérante de H. BouLEy, la nature parasitaire n’est point admise
en France.
2° LAUTANIÉ confirme l’hypothèse de Rivolta (1884).
La question est remise à l’ordre du jour en 1884. LAULANIÉ confirme d’abord l'hypothèse émise vingt ans auparavant par RIVOLTA sur la nature parasitaire; et il établit ensuite que les plaies d'été doivent être rapportées au moins dans un grand nombre de cas à la présence d’un nématode larvaire dans l’épaisseur de la peau.
Mais il ne fait que confirmer du nématode et seulement dans la plupart des cas. N'ayant pu l’isoler il n’en donne aucune description. Cette publication de LAULANIÉ ne reste pas sans écho à l’étranger; ERCOLANI en Italie et SEMMER en Allemagne semblent avoir aperçu le parasite sans toutefois ni le décrire ni l’isoler .
Un point reste donc désormais acquis, c’est que la nature parasitaire est admise, sinon dans tous les cas, du moins dans un très grand nombre. ( Au centre des granulations, écrit LAULANIÉ, constituées par une masse caséeuse ou calcaire; on voit un Nématode larvaire ou ses débris, ou simplement la logette spiroïde qu'il occupait et qui n’est plus alors qu'une cavité irrégulière à contours plus ou moins déchiquetés. »