‹ La dermite granuleuse: de 1850 à nos jours; son traitement chirurgicalChapitre 9 sur 28 · NIÉ · texte numérisé non relu

NIÉ

4° Conclusion de DROUIN en 1910 : la nature parusitaire n'est pas à nier. Rôle probable des mouches.

Pour DROUIN, qui en fait le type des maladies saisonnières apparaissant vers juillet, pour s’éteindre

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en décembre ou janvier, la nature parasitaire n’est pas à nier, € bien qu'il persiste encore, dit-il, bien des obscurités sur la filaire irritante, son évolution et son mode de pénétration ».

Et si RAILLET considère comme une larve le parasite trouvé dans les granulations, tandis que FAYET et MOREAU croient y reconnaître un individu adulte, ce qui n’est pas niable, c'est que la prétendue filaire peut, à une époque de son évolution, se rendre dans le torrent circulatoire pour venir former dans le poumon de petites embolies capillaires qui formeront plus tard des nodosités à coque fibreuse très épaisse, à contenu gris-jaunâtre, avec au centre une petite . masse calcifiée, s'énucléant facilement, et laissant une cavité plus ou moins arrondie à surface lisse.

En ce qui concerne le mode d'infection des plaies, DROUIN semble ne pas admettre la voie stomacale par l'intermédiaire des fourrages et des eaux de boisson, ( Ce que nous savons de la filaire de BANK- ROFT qui à besoin d’un hôte intermédiaire (Culex) pour se développer, nous autorise à admettre que la mouche doit jouer ici un rôle analogue à celui du Culex, rôle d'agent d’inoculation et aussi de propagation. Elle semble susceptible de transporter le parasite d’une plaie infectée granuleuse, sur une plaie ordinaire où une simple excoriation. »

D'ailleurs, fait-il remarquer, la dermite granuleuse apparaît avec les mouches et se propage pendant les mois où elles pullulent, |

À l’origine de l'affection, il y a donc un parasite

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encore peu Connu en ce qui concerne sa nature, Sa voie de pénétration et il y à de fortes présomptions pour que ce parasite soit inoculé par les mouches. Nous verrons que l'avenir devait confirmer cette conclusion de DROUIN.

Il termine en disant que la prophylaxie rationnelle ne pourra être instituée que lorsque l’on sera définitivement fixé sur la genèse de la dermatose et que cette prophylaxie devra en premier lieu comporter l'éloignement des mouches de la plaie.

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