LE DERNIER MOIS AU TEMPLE. I
la vue des tourments de son fils illustre : Qiiœ mœrebat et dolebat et tremebat ciim viciebat^ nati pœnas inclyti. Qui pourrait, sans s'émouvoir, contempler cette tendre mère unissant sa douleur aux niaux desonfils? Quis posset non contr}stari,piam mitrcm contemplan\ dole?item cum Jîlio?
L'enfant avait passé. Les yeux et le cœur pleins de cette vision, qui s'était évanouie comme une ombre, la malheureuse mère redescendit, brisée, désespérée, dans sa chambre de captive. Elle regarda silencieusement la place où était autrefois le lit de son fils, l'endroit où elle lui donnait des leçons, où elle lui faisait faire sa prière. Tous ces souvenirs envahissaient son ame; et elle se demandait à ellemême ce qu'elle avait fait pour que la Providence l'accablât sous l'insupportable fardeau d'une telle désolation !
Ainsi s'était écoulé le mois de juillet; eh bien, ce mois si cruel n'était rien encore, comparé à celui qui allait suivre.
En juillet, il restait encore à la reine sa chère fille, son incomparable belle-sœur. En août, elle allait se trouver seule, seule, absolument seule à la Conciergerie, cette prison mille fois plus horrible que le donjon du Temple !
DEUXIÈxME PARTIE