PRÉFACE XI
loyaleSy où Von vérifiait les textes avant de rien affirmer, f aimerais à ce qu^un critique sérieux, M. Sarcey, par exemple, dont la bonne foi est universellement reconnue, prît la peine de vider définitivement cette question qu'il a traitée sans la connaître bien.
Que M. Sarcey consulte mes livres, il constatera que je n^ai jamais parlé de M. Zadoc-Khan qu^avec déférence et quHl ne m'est jamais arrivé d'appeler les officiers juifs : Pierrots de synagogue ou Polichinelles DE KEHILAH.
Que M. Sarcey ouvre la collection d^une feuille diri" gée par un Juif, la Lanterne, il y rencontrera à chaque instant des insultes ignobles contre nos évéques ou nos curés qu'on appelle des Ensoutanés, des Vobiscdm, des Pères omnia, sur lesquels on piétine quand ils sont morts; il ven*a avec dégoixt comment on injurie nos officiers qu^on nomme des Cléricafards, des Pierrots d'église, des Polichinelles de sacrtçtie.
La conviction de M. Sarcey sera vite faite ; il dira après cet examen : a Cène sont pas les Antisémites qui attaquent la religion des autres, ce sont, au contraire, les Sémites.., 9
Sans doute,malgré Vautorité de son nom, M. Sarcey aura peine à faire passer dans un journal républicain Varticle ou il proclamera cette évidence, mais cet article nous le ferons imprimer à nos frais et placarder sur les murs et tout le monde dira : a Décidément ce Sarcey est un homme droit, quand il lui est démontré quHl s' est trompé il reconnaît franchement son erreur. »
/ La vérité est qu^à aucune époque, dans aucun pays,
la question juive v!a été une question religieuse^ mais