‹ La dernière batailleChapitre 4 sur 49 · PREFACE VII · texte numérisé non relu

PREFACE VII

nounoUj et qui s'écrient, ainsi qu'osait Vimprimer un journal : « Que deviendrons^nous si notre bienfaiteur nous abandonne ? »

Le livre en tête duquel je mets votre nom paraîtra peut-être un peu triste à votre âme enthousiaste et Qroyante ; f appréhende qu'il ne soit que trop vrai et, en tout cas, je vous afffrme qu'il est sincère,

La sincérité, c'est notre héroïsme à nous. C'est par là uniquement que se révèle une œuvre d'art. Si mes livres ont fait quelque bien, s'ils ont éveillé des pensées dans quelques intelligences, s'ils ont raffermi quelques âmes, c'est qu'étranger à toute ambition personnelle, dégagé des considérations multiples qui enlèvent leur liberté aux hommes d'aujourd'hui, j'ai peint la vie de mon temps telle quelle m' apparaissait.

Des milliers d'êtres ahuris ou désorientés par tous les mensonges de la Presse juive, assistant sans y rien comprendre au spectacle de la dissolution actuelle, m'ont su gré de les aider à voir clair, . Pour les générations qxd grandissent, ce sont des instruments de travail intellectuel que ces livres où j'analyse les événements d'une plume toujours véridique, où je montre les causes cachées de faits qui semblent obscurs, où je démonte les ressorts de la machine afînd'ex^ pliquer à tous comment l'organisme social fonctionne en mode subversif.

Un homme racontant cette fin de siècle qu'il a vue, traduisant sans esprit de parti, sans déclamation vaine, l'impression qu'il a ressentie de tout ce qui se passait autour de lui, — voilà mon œuvre,voilà comment la Postérité le jugera./

vin PRÉFACE

Aussi, cette foiSf j'ai imité les ymagiers du temps jadis qui se représentaient dans un angle de leur ca^ thédrale ou les artistes qui se sont peints eux-mêmes dans un coin de leur tableau, et j'ai mis un peu de moimême dans ce volume de la 45* année qui clôt une phase de ma vie de travail.

Vous verrez là les débuts âpres de votre ami l'écrivain et vous saurez quelque chose des siens, C^étaient de bonnes gens, tous « du sang de France n^pour employer le mot de Jeanne d^Arc que noire vaillant Jacques de Biez aime à citei* ; ils n'ont pas dérobé le bien du prochain. Avec vousy d'ailleurs, nous sommes en famille, tous descendants de croisés ] il y a eu beaucoup de monde en effet aux Croisades,., Si les Vallombrosa, les de Luynes, les d'Uzès et les Kervéguen y sont allés à cheval, les Buchon et les Drumont, du caractère dont je nous connais ont dû y aller aussi, seuleme'nt ils y seront allés à pied et, comme ils étaient modestes comme moi, ils se seront perdus dans la foule, / Ence volume qui complète en certain points la France JUIVE et la Fin d'un Monde, je me suis efforcé surtout de décrire et de fixer en ses traits essentiels la période toute particulière que nous trdversons, période de découragement, d'affaissement, de prostration. Démora^ Usé par la République juive qu'il subit depuis dix ans, le pays semble n'avoir plus d'énergie pour réagir et tout se réduit à des manifestations scripturaires ou verbales./ Le Juif triomphe, mais il ne peut plus agir dans Vombre, faire mouvoir comme autrefois les marionnettes au fond de la coulisse, se dissimuler derrière des paravents ou des écrans; il est visible à l'œil nu pour tout le monde, il est directement mis en cause, en un mot il est dé-

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