‹ La dernière batailleChapitre 6 sur 49 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

vailleurs du xix» siècle : « Les Juifs nous prennent tout, ils sont partout, ils s'entendent tous entre eux contre nous. Cela ne peut pas durer comme cela? »

Gogo, dans ces siècles lointains ^n'existaitpasy Vactionnaire résigné que nous connaissons n'était pas encore créé. Les hommes de cette époque étaient moins amollis, moins veules que les hommes d* aujourd'hui ; quand on les écorchait ils criaient. Ils crièrent, ils frappèrent. Pendant deux cents ans, la Royauté fit tout pour essayer de décider les Juifs à s'assimiler au reste de la nation, à nepas exploiter le malheureux Chrétien, jusqu'à Vépui^ sèment. Tout échoua; on finit alors par reprendre ce qui avait été volé etpar expulser ceux qui avaient volé.

Quant à. V Église, représentée par son chef suprême, elle n'intervint jamais que pour essayer de protéger les Juifs, pour blâmer les actes de violence exercés contre eux, pour prêcher la modération à des gens mis hors d'eux-mêmes par les mauvais tours des Juifs et qui répondaient souvent : uTrès Saint- Père, ce que vous dites est très beau, mais enfin laissez-nous vivre dans un pays qui est le nôtre. Vous défendez une minorité au nom de l'humanité, c'est fort bien; mais laissez la majorité défendre son droit à la vie. »

Sans VÉglise il n'y aurait plus de Juifs ; les Juifs d'Europe auraient disparu comme les Peaux-Rouges d'Amérique. Il n'y a pas un écrivain qui se soit occupé du Moyen Age qui ne soit convaincu de ce fait.

Nous avons de ceci un témoignage irrécusable, le témoignage des Juifs eux-mêmes. Dans une heure de justice et dé reconnaissance, les Juifs proclamèrent solennellement ce quHls devaient à la Papauté, c'est-à-dire à VÉglise.

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