‹ La dernière fée ou, La nouvelle lampe merveilleuseChapitre 15 sur 27 · TOM · texte numérisé non relu

TOM

qu'elle aimait d'amour : un s(jurire de mélancolie erra sur les lèvres de Catherine, et elle dit avec un peu d'amertume : « pour des femmes qui épousent leur bien-aimé^ les vertus ne sont plus difficiles à pratiquer!...»

Abel les regardait avec une naïve curiosité, et ne comprenait pas les remerciemens dont il était l'objet ; car il éprouvait un si grand plaisir, qu'il se sentait en quelque sorte redevable de quelque chose à Juliette et à Catherine.

Il leur prit leurs mains , les serra contre son cœur^ ce qui fit tressaillir Catherine, et il leur dit avec cet enthousiasme du jeune âge qui a quel-

que chose d'attendrissant, parce qu'il sort brûlant de l'âme.

— Ah ! vous m'avez fait connaître le plaisir des fe'es!.... Amenezmoi tous les malheureux?

Juliette se promit bien de revenir souvent à cette pierre de la colline j et les deux jeunes filles , soulevant le sac rempli d'or, s'en allèrent en retournant souvent la tête. Abel les regarda descendre et gagner le village.

Page 1