SCÈNE TIII
Les mêmes, MEKCOURT.
MERCOURT
A-t-on idée d'une pareille conduitel ■ . . s'amuser ainsi le jour de son mariage!., ça n'a pas d'exemijle!...
Mad. DE FERK'.ERE.
Ne vous fâchez pas, mon frère; nous voilà
MEllCOURT.
Ah c'est vous!... bonjour, ma sœur. . . votre gendre?...
Wad. DE FERRiÈRE.
Pauvre St.-E!me!... il s'impatiente , j'en suis sûre... il nous avait tant recommandé de nous hâter î... où estil?., que fait-il?...
MERCOURT
Oh il est?... ce qu'il fait?... c'est un fort aimable garçon que votre gendre; il vient de gagner cent louis à ime course de chevaux!...
Mad. DE ROSEVAL, à part.
A merveille!...
Mad. DE PERRIÈRE.
Que dites-vous?
MERCOURT
Et puis, à peine a-t-il mis pied à terre que, pour reprendre, disait-il, une attitude plus grave, il a suivi ces messieurs à table.
Mad. DE FERRIÈRt.
Est-il possible ?
MERCOURT
Ce n'est rien que cela., vers la fin du déjeuner on
parle de jeu de paume .. échauffé par le Champagne, il
défie tous les convives... j'ai b-au lui dire: miis St.-
Elme, y soni,'ez-vous?... ma sœur va arriver!... « Ahl
mon cher INIercourt, m'a-t-il répondu... elle tarde sî long-temps... je me force pour chercher des distractions-., le tourment de l'amour!... » 11 a pris une raquette et il est parti.
Mad. DE FERRIÈRE.
Il est parti!... ah! je cours le chercher, l'accahler de reproches .. . reste, Adèle... mon frère, donnez-moi la main.
MER COURT
Avec plaisir, ma sœur..- et je vous ferai part d'une idée pour le forcer à sin^ncr le contrat sans désemparer- (« par/.) Dlru!.. que de peine pour marier une nièce et sauver l'autre ! . . . [li sort aoec madame de Fcrrièrc.)