E. LES PROCEDES CIRCULAIRES
C'est ABERNETHY qui a le premier employé le procédé circulaire, rendant ainsi la désarticulation très semblable à une amputation.
« L'opérateur fait circulairement la section de la peau à trois pouces et demi en-dessous de l'aine. Il dissèque et relève le lambeau tégumentaire, coupe les chairs alentour en inclinant l'instrument en haut vers l'articulation, de manière à tailler les museles en cône creux » (in Bour- GERY et JACOB).
Un des procédés circulaires les plus connus est celui de CORNUAU.
PROCEDE DE CornuAu. — «Le chirurgien se place au côté externe du membre, et, la compression de l'artère étant assurée au-devant du pubis, il divise circulaiiement les téguments à 8 travers de doigt au-des‘ous de l'épine iliaque antéro-supérieure. La peau relevée, cn met Îles vaisseaux fémoraux à nu et on les entoure d’une ligature au-dessus de la naissance de l'artère profonde. Puis, par une incision commencée au niveau de la rétraction des téguments, on coupe tous les muscles jusqu'au fémur.
La rétraction des parties molles permet d’apercevoir la
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capsule articulaire que le chirurgien divise en avant, en dedans et en arrière, On luxe le fémur en dedans et on incise le ligament rond, la partie postérieure de la capsule et tous les muscles qui s’insèrent au coté externe du grand trochanter » (in SEDILLOT).
LARREY avait également imaginé un deuxième procédé, qui celui-là, était à circulaire ; à l’aide d’une incision verticale antérieure, il liait d’abord les vaisseaux fémoraux, puis perpendiculairement à la partie inférieure de cette incision, il divisait cireulairement les chairs.
Les procédés de ALANSON, de GRAEFE, de SAaMsow, sont tous des procédés circulaires.