TS
nomènes que certains auteurs ont proposé l'injection de novocaïne dans la synoviale avant de désarticuler.
Pour ce qui est des sections nerveuses, les faits ne font plus aucun doute aujourd'hui et tous les auteurs sont d'accord sur les précautions à prendre.
Quand il s’agit de la section d’un gros tronc nerveux comme le sciatique, une syncope brutale peut se produire. On enregistre une brusque chute de la tension artérielle ; celle-ci peut baisser de 4 ou 6 centimètres de mercure.
Que se passe-t-il au juste, nous ignorons les détails. Mais cette chute de tension nous incite à penser que la section du nerf est suivie d’une défaillance surrénalienne aiguë.
L'injection immédiate de cortine fait en effet rapidement remonter la tension artérielle.
Pour éviter ces réflexes néfastes, il faut réaliser un blocage physiologique du nerf avant de le sectionner. L'action locale d’anesthésiques tels que la scurocaïne ou la novocaine nous permet d'y parvenir. Il suffit d’injecter quelques eme. de novocaïne à 1 p. 400 dans la gaine äu nerf pour pouvoir ensuite le sectionner sans danger. Nous verrons, dans le chapitre que nous consacrons à la «Technique de la désarticulation de la hanche » que l’infiltration anesthésique du sciatique constitue un des temps principaux de l'opération. On peut la pratiquer pour le nerf erural également. Ce sont ces précautions qui sont la elef des succès opératoires.
Il faut done éviter les liraillements qui risqueraient d'entraîner des accidents par élongation du nerf, l’infü- {rer avant sa section et enfin {e sectionner d'un seul coup.