‹ La Désarticulation de la HancheChapitre 37 sur 47 · PS · texte numérisé non relu

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putation en sont la preuve » (MM. MouLonGuer et PorLos-- SON, idem.). Certains ont été satisfaits de l’amputation en complétant l'insuffisance de eeïle intervention par un traitement radiothérapique intensif. En général cette combinaison des agents physiques à la chirurgie est loin de: donner des résultats consolants.

3 La désarticulation. Elle réalise une bonne opération. dont on peut espérer une longue survie, si elle a été pratiquée suffisamment tôt. Mais trop souvent c’est en désespoir de cause qu’on a recours; à elle, soit que le malade s’y soit opposé, soit que le chirurgien lui-même ait auparavant multiplié les interventions conservatrices et tenté un long traitement radiothérapique.

Nous rappelons la conclusion du rapport de MM. Mou- LONGUET et PoLzLosson sur les tumeurs malignes des parties molles : «Le sacrifice devra être délibérément très large et il faudra se résoudre dans nombre de cas à la désarticulation de l'épaule ou de la hanche et même aux grandes opérations, désarticulation interscapulo-thoraeique et inter-ilio-abdominale ».

« C’est sur ce conseil un peu paradoxal à notre époque, de chirurgie gravement mutilante et presque monstrueuse que nous sommes obligés de conclure » (p. 483).

C'est dans le même esprit que M. ALGAVE (Bullelin et Mécraoîire Soc. de Chir., Paris, 1918, p. 1402), pratiquait « l'éradication complète des masses museulaires ». D’après cet auteur, il faut couper les muscles au ras de leur insertion, au niveau même du périoste. La face antérieure du pubis, la branche horizontale, la branche ischio-pubienne,

la lubérosité de l'ischion doivent être complètement dépouillées des insertions musculaires appartenant à la cuisse, et les muscles fessiers en partie extirpés. Comme il ne reste plus qu'un lambeau cutané appliqué directement sur l'os, la région, après l'opération, prend un aspect tout à fait singulier nullement comparable au moignon des désarticulés que l’on observe généralement. Le squelette pelvien transparaît à travers la peau ; une dépression arrondie marque l'emplacement de la cavité cotyloïde ; d’après l’auteur «la destruction systématique des muscles voisins de la tumeur paraît une conduite logique et recommandable ». CHAPUT £ rapporté une observation où la diérèse de la désarticulation avait suivi un cours analogue (1916).

Mais souvent les lésions sont si avancées et si étendues qu'une désarticulation de la h&nche, même complétée par une large éradication des museles, est, elle aussi, insuffisante.

C'est dans ces cas alors que M. le Prof. LERICHE conseille la désarticulation inter-ilio-abdominale ; elle ne constitue malheureusement pas une thérapeutique facile ni à la portée de tous : «Déjà en 1926, dans le Traité de thérapeutique que j'ai publié avec LECÈNE, je faisais remarquer que linter-ilio-abdominale devait être substituée à la désarticulation de la hanehe pour les tumeurs de !a cuisse, os et parties molles. L'opération de Jaboulay ne devrait pas plus être réservée aux tumeurs du bassin que l’inter-scapulo-thoracique ne l’est aux tumeurs de l'omoplate. Evidemment, elle est sensiblement plus grave. Mais la mutilation fonctionnelle n'est pratiquement pas plus

grande. Du point de vue thérapeutique, c’est théorique. ment mieux. Mais devant l'échec de la radiothérapie dans les tumeurs malignes de la euisse, os et parties molles, échec sur lequel nous sommes sans doute tous d'accord, mais qu'il y aurait peut-être lieu d'affirmer, je pense que nous devrions essayer.

«Si l’on s’y décide, il sera bon là aussi, de ne faire que des opérations lentes, exsangues, avec novocaïnisation de tous les nerfs importants » (Mém. Acad. Chir., 1937, N° 35).

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