B. —— MARCHE
Dans la marche, la désarticulation pré-scaphoïdienne garde toute sa valeur. Berger, Kirmisson, Ricard, ont insisté, à juste titre, sur l'excellence du résultat d’une amputation de Chopart bien réussie. La désarticulation pré-scaphoïdienne a tous les avantages d’une telle amputation de Chopart, et leur paraît inême, jusqu à un certain point, supérieure.
Tout d’abord, comme la Chopart, elle ne donne aucun raccourcissement, ce qui fait sa supériorité sur une ostéoplastique qui supprime au moins trois, ou une Syme avec résection des malléoles, qui supprime
sûrement six centimètres. C’est bien appréciable au
point de vue de la claudication consécutive. Maïs ce n’est que le moindre des avantages de la désarticulation pré-scaphoïdienne. Ce qui lui assure une valeur orthopédique supérieure aux interventions précédentes, qui par ailleurs raccourcissent, c’est la conservation totale, sous le squelette jambier, d’une articulation mobile, qui permet au tibia de rouler, à cha-