‹ La Désarticulation Pré-ScaphoïdienneChapitre 21 sur 26 · TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

TUBERCULOSE

Elle succède ordinairement à une périostite, une ostéite ou une synovite. La première question à se poser est de savoir si la lésion est limitée ou non. Dans le premier cas, les interventions de choix, s’il s’agit d’un adulte, l’enfant ne devant pas être opéré d'emblée, sont soit ‘in évidement, soit une résection

sous-périostée. On pourra même recourir, quelquefois, à la tarsectomie antérieure totale, dont Leriche a publié d’exceilents résultats. Si la lésion n’est pas limitée, au-dessous de dix ans on peut encore temporiser, mais passé cet âge, surtout si l'état général est mauvais, il faut mieux amputer. L'indication de la désarticulation pré-scaphoïdienne ne paraît pas être fréquente. Cependant s'il s’agit d’une tuberculose des articulations de Lisfranc, ou d’une tuberculose grave du métatarse, on pourra alors y recourir presque pie quement et les résultats seront parfaits.

3° TuMEURS :

Ce sont le sarcome et l’enchondrome des jeunes, le cancroïde et le carcinome des vieux. Chaque fois que l'extension de la tumeur rend impossible une désarticulation plus basse, chaque fois aussi qu'elle ne nécessite pas une amputation plus haute, le chirurgien aura un intérêt certain à pratiquer d'emblée une désarticulation pré-scaphoïdienne, plutôt qu’une amputation dans la continuité osseuse, qui est absolument contre-indiquée. Cependant, si l'extension de la tumeur à la plante gêne la taille d’un iambeau suffisant, nous conseillons alors d'abandonner la méthode et de pratiquer une désarticulation du pied.

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