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extrémités osseuses antérieures, en les matelassant de façon parfaite. Il sectionna les tendons antérieurs aussi loin que possible et eut soin de laisser intacts d’une part les adhérences qui existent entre le tendon du jambier antérieur et le ligament annulaire antérieur du tarse et d’autre part les ligaments puissants qui s’attachent sur le scaphoïde.
Les suites opératoires ont été très simples. La cicatrice s’est faite par première intention, sans suppuration. Aucun appareil spécial, aucune position forcée du pied par l'intermédiaire d’un pansement ne furent adoptés dans le but d'empêcher une bascule du moïignon, qui n’était pas ici à craindre.
Après un séjour de trente jours à l'Hôpital, temps à la fin duquel le blessé marchaït déjà, en s’aidant de béquilles, ce dernier fut renvoyé chez lui. On lui conseilla d’essayer de marcher le plus tôt possible ; et ainsi le 3 septembre, il pouvait déjà faire quelques pas avec un chausson ouaté. Rapidement il arriva à ne plus utiliser ni béquilles, ni cannes ; la marche devint de plus en plus facile et de moins en moins fatigante et le blessé put reprendre son travail au début de l’an-
née 1831. c’est-à-dire environ huit mois après son traumatisme.
Nous :vons examiné le blessé le 1% juillet 1931, soit à peu près un an après l’intervention :
Il se présente À nous en accusant une boîiterie si légère que même un praticien averti ne pourrait d'emblée soupçonner l'étendue de l’amputation. I] n’existe, en effet, qu’une très petite claudication occasionnée par une station un peu plus courte, dans le temps, sur le pied blessé que sur le pied sain. La marche, par ailleurs, est facile et ne paraît pas fatiguer le malade. Elle est, de plus rapide ; les enjambées sont grandes, celles d’un homme jeune et robuste.
Le blessé nous apprend qu’il souffre rarement de son moignon, qu'il peut accomplir un travail assez long sans accuser une trop grande fatigue, qu’il peut effectuer chaque jour, tant en marchant qu’en voyageant, le plus souvent debout, dans les tramways, les longs déplacements qui lui sont imposés par l’éloignement de son logement des lieux de travail. Il raconte