‹ La Descendance des AlcooliquesChapitre 7 sur 39 · S OBS IN · texte numérisé non relu

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(1) Paillé, Essai sur l’hérédité. (Thèse Montpellier, 1857.) (2) De Sémallé, Sur un cas d'atavrsme observé chez les poules. ( Bulletin de la Soc. d'anthropologie, 1886, p. 618.)

tivement fixer à cent générations, soit à trente siècles, le temps nécessaire pour l'acquisition d’un caractère important d'une race. :

$ A. L'Hérédité physique. — Chez l'individu, lPhérédité s'étend à tous les éléments et à toutes les fonctions de l'organisme, à sa structure interne ou externe, à ses maladies, à ses caractères particuliers, à ses modifications acquises.

La structure externe nous fournirait de nombreux exemples : on sait le parti que les éleveurs tirent de cette connaissance pour les chevaux pur sang, les moutons mérinos, les bœufs de Durham, les poules de Houdan, etc. Les individus de haute taille engendrent le plus souvent des colosses ; les nains, des hommes petits. Les noirs entre eux n’ont procréé que des noirs; les belles filles de Géorgie, hors des harems turcs, transmettent leurs formes académiques à leurs descendants, et les lutteurs de l'antiquité engendraient ces modèles d'esthétique dont la sculpture a peuplé nos musées. Les gens dont le volume du corps est considérable donnent naissance à ces vigoureux gaillards qui descendent chez nous des montagnes cévenoles. Le nez des Bourbons, la lèvre des Habsbourg, ne sont-ils pas typiques? La pilosité du corps ou la douceur de la peau n'est-elle pas transmissible ? Et enfin cet air de famille si populaire, n'est-ce pas chose d'observation vulgaire ?

Quant à la conformation interne, est-il rien de plus positif que l’hérédité de la forme, du volume, du nombre des pièces constituantes d'un même organe? Les crânes des divers âges géologiques, leur forme générale, la constance de l’angle facial chez divers peuples, les dépressions constantes en di-

vers points de ses cercles chez certains types, le volume et la :

capacité crâniens de certaines familles de criminels, sont caractères si régulièrement reproduits par l’hérédité, qu’une

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