I. Berliner Klin. Wochenschrift , 1886, n
DES DÉSINFECTANTS
par la maison William Pearson et Cic, de Hambourg. Elle ne larda pas à rencontrer sur ce terrain la concurrence de la créoline d’Artmann, de Brunswick. En France, on n’emploie que la créoline de Jeves, sous le nom de crèsyl *. Nous verrons (lu’il n'y a pas de raisons pour en changer.
L’activité désinfectante de la créoline a été étudiée par Nocard, E. v. Esmarch, J. Eisenberg, A. Henle, Th. Weyl, Remouchamps et Sugg s.
Les créolines sont des émulsions et non des solutions; on y a tourné l’insolubilité des crésols dans l’eau en les incorporant à une liqueur savonneuse qui, comme nous allons le voir, élève la solubilité des acides pliéniques impurs. Elles consistent essentiellement en des carbures d’hydrogène et desphénols distillant au-dessus de 200°. Ces derniers sont en partie sous la forme de phénolate de soude.
Th. Weyl compare, dans le tableau ci-dessous, les deux créolines.
CRÉOLINE D'ARTMANN
CRÉOLINE DE JEYES
En 10 gr.
Pourcent.
En 10 gr.
Pourcent.
Carbures d’hydrogène.
Phénols
Acides
Matière organique in-
soluble dans l'éther.
indéterminée
Sodium
L ILchard (E.), Précis d'hygiène appliquée. Paris, 1891, p. 400. 2. Weyl (Th.), Ueber Creolin [Zeitschrift f. Hygiène, VI, p. loi, 1889) •