Loc. cit., page
4. Ueber die desinficirende Eigenschaft des Chlorkal/cs ( Zeitschrift fiir Hygiene, VIII, p. 62, 1890;.
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riences de Jàger, un cas où les bacilles ainsi traités dans les crachats ont encore fourni la végétation bactérienne spéciale.
Nissen a pu stériliser du premier coup, avec le chlorure de chaux entre 1 et 1,5 0/0, des matières fécales renfermantdes bacilles lyphiquesel additionnées de sérum du sang. Pour tuer les mêmes bacilles ajoutés à des fèces seules, stérilisées préalablement dans le courant de vapeur, il a suffi de 0,5 à 1 de chlorure de chaux en poudre p. 100 avec dix minutes d’application. II faudrait, en pareil cas, dit Behring, un peu plus de chaux caustique, 1, 5 0/0 environ. Mais la chaux est bien plus facile à conserver active que le chlorure de chaux, qui veut être soigneusement préservé de l’action de l’air et de l’humidité et, d’ailleurs, n’est pas d’un maniement agréable. Je partage absolument cette dernière opinion et pense avec l’auteur que le chlorure de chaux est à exclure de la désinfection des latrines, urinoirs, égouts et ruisseaux de rue, où les administrations municipales le prodiguent aisément, peut-être parce que son fumet insupportable fait sentir au public qu'on a fait quelque chose pour sa santé.
En revanche, il n’y a pas d'inconvénient à ce que, selon la proposition de Sternberg, on emploie le chlorure de chaux et l’hypochlorite cle soude, son congénère, à la désinfection des vases, des objets en bois ou en cuir, et que l’on trempe dans une solution de ce corps (à 4 0/0) les draps destinés à envelopper les cadavres de personnes mortes de maladies infectieuses, le choléra par exemple,
Le chlorure de chaux sec coûte 40 francs les 100 kilogr. (Vallin).
Les auteurs allemands 1 vantent un corps qui ne
1. Behring, loc. cil. — Riedel (Otto), Versuche über desin ficirende and anliseplische Eigenschaften des Jodtrichlorids, wie ïtber dessen Gifligkeit {Arbeiten aus d. Kaiserl, Oesundheitsmate 1887.)
semble pas connu en France et n’est peut-être guère employé en Allemagne hors des laboratoires, le tnchlorure d’iode, désinfectant à l’état solide, soluble en toutes proportions dans l’eau, et dont l’action est due à la mise en liberté des halogènes chlore et iode. Les bacilles du choléra en culture liquide ont été tués par cet agent en moins d’une minute à la dose de 0,50 p. 1.000 ; ceux du charbon en cultures desséchées suides lils de soie, en 30 minutes à la dose de 1 p. 1.000. Les cultures avec spores sont stérilisées par une proportion de 1 0/0 de trichlorure d’iode en 2 à 3 minutes dans le bouillon, en 10 à 12 minutes sur les fils.
La durée d’application a besoin d’aller jusqu’à 30 à 10 minutes dans un liquide albumineux (sérum).
Le trichlorure d’iode est une poudre rouge-jaunâtre, d’une odeur piquante, provoquant les larmes et la toux. En solution à 5 0/0 dans l’eau, c’est une liqueur ambrée, de fumet intense et qui peut aisément se conserver.
Sa toxicité est faible. En injection Sous-cutanée, elle est de 50 c. c. de la solution à 0,4 0/0 par kilogr. d’animal ; celle du sublimé à 0,1 0/00 étant de 8 c. c. 1/3 et celle de l'acide phénique à 5 0/0, de G c. c. 2/3. Si l’on rapporte la toxicité aux doses nécessaires pour tuer les spores, elle est 1 pour le trichlorure d'iode, 5 à G pour le sublimé, 7 à 8 pour l’acide phénique et les crésols.
B. Désinfectants physiques. — Il n’existe, à proprement parler, qu’un désinfectant physique, la cualeur. Si nous avons mis, en tête de cet article, un pluriel, c’est en visant seulement les modes d'application de cet agent unique dans son genre.
L'incinération. — Ce procédé, dont il n’est pas besoin de démontrer l’efficacité radicale, s’applique aux objets sans valeur ou de peu de valeur dont la désinfection par un autre moyen serait difficile et peu sûre.
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On livre aux flammes, sans autre appareil que les précautions nécessaires pour que l’enlèvement en soit inoffensif, la paille des paillasses ou celle des tentes sur laquelle ont reposé des malades atteints d’affections transmissibles, les chiffons, les vêtements sans valeur, les jouets d’enfants de peu de prix, etc. On sait que Tarnier brûle les matelas qui ont servià ses accouchées; ces matelas sont en balle d'avoine.
Les Américains brûlent les baraques qui ont servi d’hôpital pour les maladies épidémiques ou les blessés de guerre. L. Colin ne désapprouve pas la méthode. A Berlin, on a lavé au bichlorure les baraques de Moabit, dressées pour les varioleux de 1870 ; on les conserve depuis, et l’on trouve qu’elles sont excellentes. Ailleurs, au témoignage d’E. Richard, on a éteint des foyers de choléra en incendiant toute la literie et les effets d’habillement des malades. Il semble qu’il y ait quelque luxe dans ces vastes et coûteuses flambées. Cela désinfecte, certes. Mais peut-être qu'avec du lait de chaux sur les planches des baraques, une immersion du linge, des couvertures, des vêtements dans la lessive, voire de la laine des matelas dans l’eau de savon chaude (le bacille du choléra n’est pas l’idéal du microbe résistant), on fût arrivé à des résultats très tolérables, en s’épargnant une grosse dépense. L’incinération de la paille n’est déjà pas bon marché. C’est ce qui coûte le plus dans la désinfection totale d’une caserne.
La pratique anglaise et américaine de brûler, dans des fours spéciaux dits « Destructors » les ordures ménagères, les produits du balayage des rues, la gadoue en un mot, et même les excréments humains, est évidemment une désinfection par incinération, encore que tel n’en ait point été le but primitif. La méthode a ses bons côtés, pourvu qu’on ne l’applique pas au mobilier ni aux effets.
Friction des parois à la mie de pain. — Au lieu de
mettre au feu les parois (les locaux qui ont abrité des malades contagieux, ce qui d’ailleurs n'est possible qu’avec les baraques, ou de les flamber (à la flamme et non par le flambage de M. Pasteur), ce qui serait plus dangereux pour l’immeuble que pour les microbes, on peut recueillir sur un objet intermédiaire les microbes eux-mémes des surfaces et ne porter qu’eux, avec leur support voulu, dans les flammes. C’est ce qui se passe dans le procédé de la friction des murs contaminés avec de la mie de pain qui est ensuite soigneusement incinérée.
La méthode a été imaginée et appliquée à l’Institut d’hygiène de Berlin, par Esmarch1, qui prétend avoir imité d’abord une pratique vulgaire. On a, en effet, recours à lamie de pain pour essuyer certains objets délicats, pour faire disparaîtredu papier le crayon d’un dessin, pour nettoyer les gants, etc. Il semble même que l’administration municipale de Berlin ait prescrit la friction au pain, dans les désinfections publiques, avant que l’auteur en ait vérifié scientifiquement l’efficacité.
Les avantages qu’Esmarch lui attribue et (pii sont incontestables, c’est l’innocuité parfaite du moyen, soit pour les ouvriers de la désinfection et pour les personnes qui réoccuperont les locaux, soit pour les papiers de tenture qui recouvrent les murs des appartements; c’est, surtout, son efficacité désinfectante, qui ne le cède pas au spray de sublimé et serait supérieure au lavage par la solution mercurielle au 10UO".
La facilité d’exécution du procédé est moins certaine. II y faut des désinfecteurs habiles, consciencieux et patients. Il ne doit pas rester un centimètre carré de la surface qui ait échappé à la friction. On comprend que la désinfection d’une salle du professeur Ziemssen par ce moyen ait duré quinze jours.
Si le pain est trop frais, son adhérence aux parois
1. Dev Keimgehalt der Wiinde und ihre Desinfection [Zeitschrift für Hygicne, II, p. 491, 1887.)
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est gênante ; s'il est trop rassis, il s’émiette et les grumeaux s’en répandent sur le plancher.
Le prix de revient est, de l’aveu d’Esmareh, notablement plus élevé que celui du spray mercuriel. Dans ce dernier cas, en supposant une pulvérisation consécutive au carbonate de soude, la dépense d’ingrédients, pour une pièce de 60 mètres cubes, est de 0, 12 à 0,15 centimes ; avec le pain, cela coûte de 2 à 2 marcs 50 (2 fr. 50 à 3 fr. 10). L’auteur allègue qu'il faut 6 heures du travail d’un homme pour la désinfection au spray et que la friction au pain dure bien moins longtemps. Or, c'est justement là le point douteux. J’ai, du reste, toujours été étonné qu’on employât à la désinfection une denrée alimentaire et que personne n’y trouvât à redire.
Esmarch décrit lui-même son mode opératoire. Il prend un pain de seigle ordinaire, bien cuit et très . frais; il le coupe avec un couteau stérilisé en tranches de la grandeur de la main, parallèlement à la croûte, de telle sorte qu’il reste à celle-ci une mince couche de mie; on peut, en saisissant entre les doigts la croûte, exercer une pression sur le morceau de pain et frictionner le mur ou le papier de tenture sans y toucher directement.
Le pain qui a servi, et que la poussière des murs teint d’ordinaire en gris ou en noir, esL porté dans un foyer allumé, ainsique les grumeaux qui ont pu se répandre sur le sol pendant l’opération. Quand le pain est trop frais, il reste aussi sur le mur frictionné des grumeaux qui doivent être enlevés antiseptiquement.
Hors ce détail, les appartements traités à la mie de pain sont comme rafraîchis par ce nettoyage des parois.
Cronberg1 propose de remplacer la friction à la mie de pain par la friction à l’éponge, qui ne fait pas de