VAPEUR
d’eau
10 kilog.
Durée de pénétration totale1
Délai d’équilibre -
22 kilog.
Durée de pénétration totale
Délai d’équilibre
27 kilog.
Durée de pénétration | totale
Délai d’équilibre
00 kilog.
Durée de pénétration totale
Délai d’équilibre
Les pressions notées au tableau correspondent à 1/40, 1/20, 1/10 et 1/5 d’atmosphère. On voit très nettement par ces chiffres que la température « de désinfection » est atteinte, dans l’intérieur des objets d’épreuve, d’autant plus vite que la pression est plus forte. On remarquera, toutefois, que le « délai d’équilibre », pour un même poids de vapeur employée, reste invariable, quelle que soit la pression. En d’autres termes, le temps nécessaire pour que la vapeur reprenne, dans l’intérieur des objets, sa température propre, est toujours la même, avec ou sans surpression et avec n’importe quelle pression.
Il ressort aussi du tableau ci-dessus qu'il suffit d’un
1. La « durée de pénétration totale » est le temps écoulé du commencement de l’expérience jusqu'au moment où la température de 100° est atteinte dans l’objet.
2. Le • délai d'équilibre • est le temps qui sépare le début de l’expérience du moment où la température correspondant à la pression est atteinte dans l’objet à désinfecter.
loger excès de pression pour abréger sensiblement le délai de pénétration. Si l’on pousse la pression beaucoup plus haut, le gain de temps n’est plus proportionné à la surpression ni aux frais de construction de l’appareil qu’il a fallu faire pour l’obtenir. 11 faut se servir des appareils à vapeur sous pression, quand on veut que la température de 100° i température de désinfection) se réalise vite dans les objets traités. Si l'on tient à ce que des températures plus élevées y soient atteintes, il n’y a plus d’économie de temps.
Néanmoins, les appareils à courant de vapeur sous une pression légère, 1 /1() d’atmosphère environ, sont précieux pour la rapidité de désinfection qu’ils permettent et pour cette possibilité d’atteindre à des températures supérieures à 100°, s’il en est besoin et qu’on veuille y mettre le temps. Ces appareils sont déjà nombreux et je serais disposé à croire que diverses étuves, soi-disant à courant de vapeur simple, qui donnent des températures de 102°, 103° ou davantage, sont en réalité des étuves à vapeur sous une légère pression. Il y a déjà longtemps (pie Wolffhiigel 'a noté que l’étuve Schimmel, réglée, par une soupape de sûreté à l’orifice d’échappement, pour une pression d’un dixième d’atmosphère, correspondant à la température de 102°7, fournissait en réalité, à l’observation de Gutlmann et Merke, la température de 1 18°, correspondant à 8/10 d’atmosphère. Wolflfhügel ne trouve pas d’explication à ce fait bizarre, à moins que le chauffage préalable à l’aide de tuyaux à ailettes n’ait contribué à maintenir à 1 18° la vapeur qui, dans le cas particulier, se forme à 140°. N’y aurait-il pas une raison plus simple à chercher, dans un défaut du manomètre ou dans un mauvais choix de son emplacement?