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RÈGLEMENT

pour le service de la désinfection publique, à Paris, (proposé par M. A. -J. Martin).

Le service de la désinfection publique a pour objet de désinfecter :

1° Les objets directement apportés à l’établissement public de désinfection par des particuliers. Dans ce cas, l’établissement de désinfection ne peut recevoir que des matelas, linges, effets et vêtements à usage, tentures, lapis de petites dimensions, ruirs, fourrures, caoutchouc, étoffes et tissus de toute sorte. Quant aux objets mobiliers proprement dits, ils ne peuvent se désinfecter qu’à domicile;

2° Les objets qui ont été pris à domicile sur la demande des particuliers ou des services administratifs (mairies, commissaires de police, etc.).

1° Objets apportés pour être désinfectés à l’établissement. — Les objets apportés pour être désinfectés ne doivent être reçus dans 1 établissement que du côté des objets à désinfecter. L’employé placé dans cette partie de l’établissement fait deux parts de ces objets :

a) Ceux qui doivent subir la désinfection à l’étuve et qu’il

dispose dans des enveloppes affectées à cet usage, c’est-àdire les objets de literie, vêtement, effets à usage personnel, linge, et en ge'néral tous les tissus et étoffes ;

b) Ceux qui doivent subir le lavage ou la pulvérisation à laide de solutions antiseptiques, à savoir les cuirs, chaussures, courroies, caoutchoucs, bretelles, casquettes, chapeaux, cartons, malles, etc., les fourrures, les objets en bois collé.

La désinfection à l’étuve se pratique suivant les indications fournies pour le maniement particulier de l’appareil, d’après le tableau affiché auprès de chaque étuve.

Pour tous les objets qui ne peuvent passer à l’étuve et qui sont énume're's ci-dessus, on peut se servir soit du lavage à l’aide d’un pulvérisateur spécial, soit du lavage à la brosse et, dans les deux cas, à l’aide de la solution antiseptique suivante :

Sublimé corrosif 4 grammes.

Acide tartrique 48 —

Solution alcoolisée de carmin, d’indigo sec à 5 0/(1 10 gouttes.

Eau distillée 200 grammes.

Pour 2 litres d’eau, soit pour une charge de pulvérisateur.

Un carnet à souche indiquera, sur la souche et la feuille qui en sera détachée pour être remise au dépositaire des objets : le nom et l’adresse de celui-ci, la désignation des objets, le jour du dépôt et delà remise. La délivrance des objets sera faite, dans le plus bref délai possible, sur remise de la feuille en question. Elle ne devra jamais être effectuée que dans la partie affectée au dépôt des objets désinfectés.

Les voitures ayant servi au transport desdits objets ne pourront sortir de l’établissement qu’après avoir été nettoyées par le désinfecteur, au moyen des pulvérisations ou lavages en usage dans l’établissement.

2° Objets à prendre ou à désinfecter à domicile. — Le service de la désinfecLion à domicile comporte :

a) Un personnel spécial ;

b) Un matériel approprié à la désinfection.

A. Personnel. — Le personnel se compose d’au moins deux hommes, dont l’un doit être habitué à la conduite des chevaux.

23Ü DÉSINFECTION PUDLIQUE

Ils portent un costume spécial, dit de sortie, soigneusement entretenu et permettant de reconnaître qu’ils font partie du service de la désinfection.

Cet uniforme est différent du costume de travail décrit ci-après.

B. Matériel. — Deux voilures spéciales seront affectées au transport du matériel pour la désinfection à domicile et des objets soumis ou à soumettre à la désinfection dans l’établissement.

Chacune de ces voitures sera peinte à l’extérieur d'une couleur différente, afin de distinguer celle qui sera destinée à reporler au domicile les objets désinfectés.

Au départ de la voiture, les désinfecteurs s'assurent qu’elle contient le matériel ci-après.

1. La pompe à pulvériser spéciale, adoptée pour la désinfection (de 12 litres de capacité), et plusieurs flacons renfermant la solution indiquée ci-dessus.

Ces flacons confiés aux soins et à la responsabilité des employés ne devront jamais être remis par eux à qui que ce soit.

2. Un flacon de permanganate de potasse renfermant 1 litre de solution à 5 p. 1.000.

3. Un sac en toile renfermant le costume de travail, soit, pour chaque homme, une ralotte de toile, une blouse de toile, ajustée au cou et aux poignets pour empêcher la blouse de flotter, un pantalon ou cotte de toile, des chaussures.

4. Plusieurs enveloppes fermées par n'importe quel moyen, à l’exception des cordons de cuir. Ces enveloppes seront de formes différentes pour les matelas, les oreillers, les traversins, les édredons et les effets; elles seront marquées en coton rouge de numéros ou de lettres de très gros caractères ; elles seront ouvertes avant leur entrée dans l’étuve.

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