‹ La désinfection publiqueChapitre 9 sur 74 · Barbier, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Barbier, loc. cit., p

2. Kalischer (A.), Oie Verbreitung von Diptherie und Croup in Preussen in <leu Jahren 1873 fris 1887 (D. medic. Zeiluag. Berlin, 1890, t. XI, p. 897).

3. Bergeron (J.), Propagation et prophylaxie de la diphtérie (Congrès internat, d'hyg. de Londres en 1891. — lie vue d’ Hygiène, XIII, p. 687, 1891).

que par la fièvre typhoïde. La léthalité diphtérique, depuis quinze à vingt ans, atteint dès chifires de plus en plus élevés, à Paris, à Marseille, à Lyon, à Bordeaux. Lille, qui connaissait à peine la diphtérie, il y a quinze ans, a eu 123 décès de cette cause en 1889, 102 en 1890 (Pilât).

Si l’on en juge par le rapport du chiffre des décès à celui des cas entrés dans les hûpilaux de Paris, la léthalité de la diphtérie est d’au moins 1 décès sur 2 malades.

D’après la statistique de Janssens (de Bruxelles), les villes étrangères sont généralement plus éprouvées encore que nos cités.

Mortalité par diphtérie (Janssens).

Villes des Etats-Unis

14,6 décès p.

— d’Austro-Hongrie

— d’Espagne

— do Russie

— des pays Scandinaves. .

— d’Allemagne

— de France

— d’Italie

— de Suisse

— des Pays-Bas

— de Belgique . .

— des Iles Britanniques.

Une seule ville s’est trouvée, dont le représentant au Congrès de Londres (1891) a pu affirmer que laloi d’augment de la diphtérie ne se vérifiait pas chez elle. C’est le Havre. De 1880 à 1881, dit le Dr Gibcrt, il y avait eu au Havre 621 décès, dus à la diphtérie, soit une moyenne de 124 par an. En 1884, sous l’impulsion du Dr Launay, directeur du bureau d’hygiène de cette ville, une brigade sanitaire commença d’une manière scientifique et poursuivit avec ténacité la désinfection des logements infectés de diphtérie. Les résultats de

DÉSINFECTION PUBLIOUE

cette campagne ont été que, pour les cinq années qui ont suivi l’établissement de la brigade de désinfection, la mortalité par diphtérie ne fut que de 333, c’est-à-dire près de moitié moins que dans la période précédente. Il faut ajouter que les décès ont suivi une échelle décroissante. Ils furent encore 00 la première année ; il n’y en a plus que 41 en 1889.

A Berlin également, les décès diphléritiques vont en diminuant : 1.535 en 1880; 1.304 en 1887; 1.018 en

Voilà des témoignages importants en faveur de la désinfection vis-à-vis de la diphtérie. Peut-être pourrait-on faire remarquer aussi que, dans les hôpitaux de Paris, la mortalité diph téri tique reste stationnaire depuis quelque temps elmêmediminue. En 1888, 1.249 décès ; en 1889, 1.149 ; en 1890, 1.118. C’est déjà quelque chose qu'une économie de 131 existences. Or, parmi les mesures de prophylaxie générale ou particulière qui ont été instituées à Paris dans ces derniers temps, il faut certainement mettre en première ligne la désinfection publique, spécialement à l’égard de la diphtérie, sans parler de celle qui se fait dans les hôpitaux et adopte, de jour en jour, des procédés plus éclairés et plus rigoureux. Turin1, de 1884 à 1891 a eu, en moyenne 208 décès par an de croup et diphtérie. Mais le chiffre était, en 1884, de 239 p. 204.000 habitants ; il est de 157 en 1891 p. 320.000 habitants.

D’ailleurs, bien qu’il y ait encore, çà-el-là, quelques variantes dans les opinions ; que l’idée de la provenance aviaire de la diphtérie pousse les uns à viser particulièrement l’éloignement des fumiers ; que l’hypothèse de l’origine fécale, celle de la conservation du germe diphtéritique dans le sol pollué, l’influence de l’humidité, portent quelques autres à rechercher

1. Relazione délia Commissione nominal a dalla II. Società d'hjiene per lo studio dei provedimenti eonlro la diffusione délie maladie infettive in Torino, 1892.

des modes d’assainissement très bons, mais qui ne sont qu’une prophylaxie indirecte, il n'est pas moins admis partout que la diphtérie est une maladie pour laquelle la désinfection est de rigueur dans tous les cas. Et l’on désinfecte, à son occasion, à Paris, à Berlin, en Angleterre, en Amérique. Il n’y a de différences que dans les procédés.

Le typhus exanthématique. — L’Europe nord-orientale compte encore le typhus exanthématique (Flncktyphus) parmi les maladies qui procèdent par bouffées épidémiques et doivent être inscrites parmi les causes les plus importantes de la mortalité. Il se passe, à cet égard, en Russie, des choses sur lesquelles nous sommes très peu renseignés. Mais nous savons que les provinces allemandes limitrophes de la Russie étaient encore , naguère , très éprouvées par ce lléau, particulièrement les cercles de Thorn, Schroda* Posen- Ville, Beuthen, Danzîg-Ville , Jnowrazlaw, Kœnigsberg. Les recherches de Simon ', qui s’arrêtent a 188,5, indiquent une mortalité supérieure à 10 p. 1000 vivants, dans chacun de ces cercles, pour la période de 8 années de 187(5 a 1883. A mesure que l'on s’éloigne de la frontière russe, la fréquence du typhus diminue ; cependant, il y en a dans presque tout l’empire allemand, y compris Berlin. La léthalité typhique est, d’ailleurs, de 16 à 20 0 0 des malades.

U semble que, pour le moment, le typhus soit entré dans une période d’accalmie, en Allemagne Au moins, n’en parle-t-on guère. Mais il persiste dans la zone Slave de la monarchie Austro-Hongroise Obtulowicz % relevant 38,303 décès par maladies

I. SiMO.N jlI). Der Flecktijphus in sérier hygienischen und SÆ1!!!*'!1 {D: Vierteljahvsschrifl f. 6/J.

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(jesaiKUieilsptlege , t. XX, p. 472, 1888).

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