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Le rackat du reliquat des Consols et Trois Réduit entraîna de plus fortes dépenses à cause du nombre plus
considérable de demandes de remboursement. Voici les principales :
(1) Rentes escomptées en vertu de l'avis de la
Trésorerie du 26 avril 4889 . . . . . . . 137.200.255 fr. 35 (2) Rentes escomptées en vertu de l'avis de la
Banque d'Angleterre du 15 mai 1889. . . . 17.225.480 fr. 80 (3) Remboursements effectués du 6 juillet au
1er octobre 1889... 229.227.567 fr. 80
(4) Rémunération à la Banque d'Angleterre calculée:au taux de 125 livres par million, pour certaines opérations, et de 500 livres par million pour d’autres et rémunération fixe de 500 livres à la Banque d'Irlande, , . . . . 365.692 fr. 85
Totalts NN IENNRE SSEUTS JO ET AR Total des frais de la première série d'opération. 95.045 350 fr. 45
Total général. . . . . . . . . 479.064.347 fr. 25
Pour faire face à ces dépenses les lois de 1888 et de 1889 avaient donné pleins pouvoirs au Chancelier de l’'Echiquier. Il pouvait recourir à l'émission de la nouvelle rente 2 : (4), créer de la Dette flottante ou contracter des emprunts temporaires auprès de la Banque d’Angleterre où des Commissaires de la Dette publique. Dans quelle mesure usa-t-1l de ces différents procédés ?
Grâce aux excédents de recettes des exercices 1888 et 1889, la première partie de la Conversion, celle qui fut effectuée en vertu de la loi de 1888 ne nécessita, pour ainsi dire, pas le recours à l'emprunt. La Trésorerie émit en
(1) Sans aucune limite d'après l’Aci de 1888; jusqu'à concurrence seulement des rentes 3 0/0 subsistant ie 11 avril 1889 d’après l’Act de ce même jour.
effet seulement pour 25 millions de francs en Bons du Trésor au mois de février 1889. Sur ce point, les prévisions de M. Goschen se réalisèrent donc pleinement.
Par contre, la conversion du reliquat des rentes 3 0/0 entraîna de plus sérieuses difficultés. Dès le 13 mai 1889 le remboursement anticipé des rentiers exigeait un premier emprunt et jusqu’au mois d'octobre suivant il fallait avoir souvent recours au crédit (1). Pendant ce temps le gouvernement employait les procédés de Trésorerie les plus divers : c'était tantôt l'émission sur le marché de Bons du Trésor ou d'obligations de l’Echiquier, tautôt le placement de ces mêmes titres auprès des Commissaires de la Dette, tautôt enfin de simples avauces temporaires demandées soit à l'administration de la Dette publique, soit à la Banque d'Angleterre. Une seule fois le Chaucelier de l’Echiquier usa des pouvoirs que lui conférait la loi du {4 avril d'emprunter en rentes perpétuelles : il n’y eut d’ailleurs recours que pour un montant assez faible (13.250.000 francs en capital).
Aussi, quand au mois d'octobre le compte de la couversion fut arrêté, une Dette flottante de 442 millions 3 de francs avait été constituée. Le taux d’interèt payé pour ces divers emprunts à court terme avait varié entre 1 ;
et un peu plus de 3 È 0/0. En moyenne, il n'avait pas dépassé 2 Ÿ 0/0, de sorte que les remboursements (4) Quatorze emprunts furent contractés pendant ces cinq mois
et demi. Gabriel Lugagne vi
n'avaient pas occasionné de dépenses supérieures à ce qu'aurait coûté la conversion. Mais la liquidation de l'opération allait entraîner de nouveaux frais et grossir encore le chiffre de la Dette flottante. Celle-ci atteignit sou point culminant pendant l’année 1890 : les emprunts de toute nature motivés par l'opération de conversion montèrent à cette époque jusqu’à la somme de 590 millions de francs.
Procéder à la réduction d’une dette créée dans un but essentiellement trausitoire : tel devait être le devoir du Chancelier de l’'Echiquier. M. Goschen n’y manqua pas; ilemploya à cet usageune parlie des fonds d'amortissement dont disposaient les Commissaires de la Dette. Aussi pouvait-il anvoncer à la Chambre des Commuues, en avril 1892, que 120 millions de francs d'engagements temporaires avaient été remboursés. Néanmoinsla dette flottante se montait eucore à 470 millions de francs: somme qu’il paraissait impossible au Chancelier de l'Echiquier d'amorüir rapidement. Comme, d'autre part, l’existence d’une aussi grosse dette flottante constituait un danger assez sérieux, la consolidation de quelques-unes de ces obligations à court terme s’imposait. Par suite, les Zrchequer Bonds que possédaient les Commissaires de la Dette pour une somme de 327 millions de francs furent échangés contre de la rente perpétuelle 2 Fe
De cette manière, quand, en août 1892, M. Goschen quitta le Ministère, il ne subsistait plus que 143 millions d'Exchequer Bonds. Geux-ei furent en partie seulement
CHAP. :II. — CONVERSION DE LA DETTR ANGLAISE gg
amortis : le plus grand nombre -— d'un montant de 100 millions de francs environ --- donna lieu en 1895 à une seconde opération de consolidation. Aussi, depuis 1896, les registres de la Banque d'Angleterre ne portent-ils plus trace de la conversion effectuée en 1888-89.
Ainsi, pour se rendre compte des véritables résultats de cette conversion, il faudrait ajouter aux frais déjà exposés plus haut, les dépenses d'intérêt et d’admivistration entrainées par le maintien d’uve partie de la Dette flottante jusqu’en 1896. Malgré tout, les bénéfices que la nation et l'Etat anglais retirèrent de la conversiou si heureusement
menée à bonne fin par M. Goschen n’en restent pas moins appréciables.
Tableau résumant les opérations effectuées en 1888 et 1889.
Rentes 3 pour 100 existant au 31 mars 1888 . 14.061.410.806 fr. 50
Rentes 3 pour 100 de la Cour de Chancery . 872.569.600 fr. 25 Total à convertir. . . . . . 14.933.980.406 fr. 75
{°° série d'opérations
Sommes converties ou remboursées en vertu
du Conversion. Act 4888 . . . . . . . 13.867.386.044 fr. 55 Rentes 3 pour 100 subsistant au 5 novembre 1888 Ve SR Die. OO ITR OUT eU
2° série d'opérations
Rentes rachetées au moyen des fonds d’amortissement entre le 5 novembre 1888 et le a U0 Es PURE PO CR QT
Rentes escomptées en vertu du Redemption Act 1889 (avis du 26 avril et 15 mai 1889) . 154.425.736 fr. 15
Rentes possédées par les commissaires de la Dette pour le compte des Caisses d'Épargne, et converties le 5 juillet 1889 (elles provenaient des achats directs effectués de juillet 1888 à juillet 1889 et payés par du Local Loans Stock). se AIT Re
Remboursemenfs effectués de juillet à octo-