LA DÉVOTION A M AME
méchanceté des hommes ne peut enlever, ses faveurs et sa protection assurent le royaume étemel à ses enfants.
Quoi! s'écrie un pieux auteur, les grands du monde seront visités, et la Reine du ciel n'aura personne pour lui faire la cour! Les parents, heureux de leur jeune postérité, se verront avec joie entourés à certains jours de leur nombreuse famille, et la plus tendre des mères passera les jours et les nuits dans le plus triste délaissement ! Quoi! des sentiments humains réuniront à certaines époques ceux qui se sont juré une amitié passagère, et les sentiments divins d'un amour surnaturel n'amèneront jamais au pied de Marie ceux qui lui ont juré un éternel dévouement!
Visiter Marie, c'est un besoin. Que de tristes preuves d'infidélité ne trouvons-nous pas, quand nous recueillons nos souvenirs, quand nous rappelons les années de notre- vie! Qui pourra nous aider à recouvrer la première innocence, à rentrer en grâce avec Dieu, si ce n'est Marie, refuge des pécheurs, puissante médiatrice qui ramène d'un sourire le pardon aux lèvres de Dieu? Qui nous préservera des nouveaux dangers auxquels notre faiblesse est exposée au milieu d'un monde pervers, si ce n'est celle que l'Eglise appelle l'étoile de la mer? Astre bienfaisant, à sa douce lumière on échappe aux orages et aux écueils, on arrive à la patrie.
Que de peines, que d'amertumes viennent traverser les jours courts et mauvais de notre pèlerinage! Ah! qui pansera les plaies de notre cœur, qui versera sur notre âme malade un baume bienfaisant, si ce n'est vous, ô notre Mère, qui avez une espérance pour toutes nos douleurs, une consolation pour toutes nos tristesses?
Enfin, visiter Marie, c'est pour ses enfants le bonheur le plus pur. Peut-il y avoir pour un enfant bien né une joie plus vive que celle de se reposer sur le sein d'une tendre
mère? Tous les Saints en ont fait la douce^ expérience. Qu'elles s'écoulaient délicieuses et rapides ces heures passées aux pieds de Marie! comme ils oubliaient le temps dans ses aimables colloques, dans ses ravissements extatiques qui leur faisaient goûter les prémices de la bienheureuse éternité! Saint Henri, empereur, ne manquait jamais, quand il passait dans une ville, d'aller avant tout visiter quelque sanctuaire consacré à Marie, où il passait souvent toute la nuit en oraison. Monsieur Olier, fondateur de la congrégation de Saint-Sulpice, ne sortait jamais de sa maison, n'entreprenait aucun voyage sans aller auparavant consulter la sainte Vierge.
Que les heures que l'on passe avec vous, ô Marie , sont pures et délicieuses! qu'il fait bon alors fermer son oreille à tous les vains bruits de la terre pour se recueillir plus étroitement dans l'ineffable paix de votre amour!
En vérité, près de vos autels, ô tendre Mère! devant votre douce image, les prières sont plus ferventes, la confiance plus grande au fond du cœur, les joies plus pures, les afflictions moins douloureuses; vous mêlez aux unes je ne sais quoi de fortifiant et de doux, et aux autres un parfum céleste.
Dévotion de saint Bernardin de Sienne.
Saint Bernardin de Sienne lut pendant sa jeunesse confié à la garde d'une de ses tantes qui se nommait Tobie et qui avait mis la pureté du jeune enfant sous la protection de Marie, la Vierge sans tache. Bernardin parlait souvent à sa tante d'une personne qu'il chérissait beaucoup, et lui demandait souvent la permission de lui rendre visite. Tobie craignit qu'il n'eût fait quelque liaison peut-être dangereuse, mais Bernardin voulait parler de la puissante Reine
du ciel. En effet à Sienne, sur la porte qui conduit à la route de Florence, on voit peinte sur la muraille la glorieuse Assomption de Marie. C'est cette image que Bernardin avait coutume de venir visiter; deux fois par jour il s'agenouillait devant elle et priait avec ardeur. La tante du jeune homme lui demanda un jour où demeurait la personne qu'il allait visiter; Bernardin répondit quelle habitait hors la porte Cumelia. Alors la tante, voulant épier les démarches du jeune homme, alla se cacher au lieu qu'il lui avait indiqué; Bernardin arriva peu d'instants après, et ce ne fut pas sans surprise que Tobie le vit s'agenouiller devant l'image dont nous avons parlé plus haut, prier avec ferveur, et ensuite venir directement à la maison. Cependant sa tante conservait encore quelques soupçons, quoique plusieurs fois elle l'eût vu se diriger toujours vers le lieu où se trouvait l'image de la très-sainte Vierge. Un jour enfin, pour calmer ses craintes, Tobie lui dit avec bonté : Bernardin, ne me laissez plus dans le doute, quelle est la personne que vous allez visiter? Vous êtes jeune encore et mes conseils ne vous seront peut-être pas inutiles. Oh! lui répondit aussitôt Bernardin, c'est avec la sainte Vierge Marie que je vais m'entretenir, c'est elle que je cherche; c'est elle que je voudrais toujours voir, et c'est pour cela que chaque jour je vais visiter son image. 11 serait impossible d'exprimer la joie que fit éprouver à Tobie celte réponse de Bernardin. Surius rapporte que plusieurs fois il l'entendi t répéter : Moi, Frère Bernardin, j'ai toujours eu pour Marie la dévotion la plus tendre. Je suis venu au monde et j'ai été baptisé le jour de la Nativité; c'est en ce jour que j'ai pris l'habit religieux, que j'ai prononcé mes vœux; c'est le jour de la Nativité que j'ai célébré ma première messe, je désire que ce soit en ce jour que Dieu m'appelle à l'autre vie.
{Vie de saint Bernardin de Sienne.)
Visite de saint Liguori à ta sainte Vierge.
Dieu, qui voulait faire de saint Liguori un grand maître dans les voies intérieures et un vrai consolateur des âmes affligées, permit qu'il fût éprouvé lui-même par toutes sortes de tribulations ; et alors sa ressource, son espoir était Marie, et il avait coutume de dire à tous : « Lorsque le malheur, le chagrin vous accablent, allez à l'autel de Marie, et vous serez consolés. » Durant sa longue carrière et dans sa vieillesse surtout, il eut de terribles luttes à soutenir contre l'esprit de ténèbres qui l'attaqua sur tous les points, sur tous les mystères; mais sa confiance, son recours à Jésus et à Marie, dont il ne se lassait de prononcer les noms vénérés, le firent toujours triompher. Ce qui l'affligeait davantage était les tentations sur la pureté : « J'ai quatre-vingthuit ans, disait-il en pleurant, et le feu de ma jeunesse n'est pas encore éteint! » On l'entendait s'écrier durant la nuit : « Mon doux Jésus, faites que je meure plutôt que de vous offenser. 0 Marie, ma tendre Mère, tenez-moi toujours sous votre protection; car si vous ne me secourez pas, je puis faire pis que Judas. » Il luttait aussi contre le désespoir : « Je m'adresse à Dieu, disait-il, et à chaque parole que je dis, il me semble qu'il me rejette. Je dis : Mon Jésus, je vous aime; et je m'entends répondre : Ce n'est pas vrai. Ainsi, mon Jésus, répétait-il, tourné vers le crucifix, je n'aurai point le bonheur de vous aimer éternellement? » Puis ^adressant à la Vierge immaculée dont il fixait l'image de ses yeux mouillés de pleurs : « Ma bonne, ma douce Mère, pourquoi ne dois-je pas vous aimer dans l'éternité?... »
Il ne visitait jamais le Saint-Sacrement sans s'arrêter à l'autel de Marie pour lui rendre des hommages.
Les lampes miraculeuses.
La reine Elisabeth de Hainaut , épouse de Philippe- Auguste, était venue se prosterner aux pieds de Notre- Dame de Chartres, pour lui recommander l'enfant qu'elle allait bientôt mettre au monde, premier fruit de sa royale union. Lorsqu'elle était prosternée devant l'autel de la Vierge et priait avec ferveur, elle sentit, comme Elisabeth, la mère de Jean-Baptiste, l'enfant tressaillir dans son sein. Au même instant, quatre lampes suspendues devant l'autel s'allumèrent merveilleusement et sans aucun secours humain : présage bien doux au cœur de la mère et de tous les assistants, que Marie avait exaucé sa prière. Trente-six ans plus tard, lorsque l'enfant royal, devenu Louis VIII, venait de s'asseoir sur le trône de France, le poëte Guillaume le Breton lui rappelait dans ces vers ce fait miraculeux :
Hase Deus Helisabeth signo patefacit aperto, Cum sacrum portaret adhuc te pondus in alvo , Qu33 carnotensis Dominas dum supplicat, et te Ejus in ecclesia precibus commendas eideni, Sensit ubi primum saneto te ventre moveri Cœlitus accensas in eâdem quatuor horâ Ignis corripuit, nullo accendente, lucernas.
Sébastien Roulliard les traduit ainsi dans sa Parthenie :
De ta vertu future, Elisabeth ta mère,
Te portant en ses flancs, eut un signe prospère,
Quand priant à genoux devant le saint autel
De la Dame chartraine ainçois Reine du ciel
Et qu'invoquant pour toi cette bonne maîtresse,
Elle te ressentit tressaillir d'allégresse
Et vit un feu d'en haut, sur quatre larnperons,
Te présager réclair de tes nobles fleurons.
Marte Arwichand.
Miracle en faveur de saint Macaire.
Dans l'histoire de ce saint évêque d'Antioche, en Syrie, on raconte que, se trouvant un jour à Camprai, il entra avant le coucher du soleil dans une église de la sainte Vierge, ainsi qu'il avait coutume de le faire chaque jour. Le sacristain, qui l'aperçut, le chassa avec dureté, de sorte que Macaire alla s'agenouiller sur le seuil de l'église où il passa toute la nuit à réciter des psaumes et à faire de pieuses méditations. Mais Dieu se plut à honorer son serviteur, et, pour montrer que ses prières jointes à son humilité profonde s'élevaient jusqu'au ciel, il permit que les portes du lieu saint s'ouvrissent tout à coup d'elles-mêmes, afin que Macaire y pût entrer librement. Cependant le Saint se contenta de rester sur les degrés de l'église pour ne pas irriter le sacristain, en se montrant à lui à cette même place dont il l'avait chassé la veille. Au point du jour, le sacristain se rendit à l'église et fut singulièrement étonné d'en voir les portes ouvertes, d'autant plus que Macaire était toujours sur le seuil. Il reconnut alors la vertu du serviteur de Dieu et ne manqua pas de la manifester aux autres, de sorte que l'humble Macaire fut comblé d'honneurs. Marie voulut ainsi récompenser la dévotion constante de son fils dévoué, qui; malgré l'injure qu'il avait soufferte, n'avait pas voulu abandonner son église.
(Surius, 10 avril. )
La visite du samedi de la Bienheureuse Lucie de Narni.
Dès l'âge de cinq ans, cette religieuse, de l'Ordre de Saint-Dominique, visitait souvent une église de saint Augustin. Il y avait dans cette église une statue de marbre
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représentant la sainte Vierge avec son divin Fils entre les bras, et devant laquelle Lucie récitait chaque jour le chapelet et sept fois la Salutation Angélique. Un jour, que sa ferveur était plus grande que de coutume, elle demanda avec beaucoup d'humilité et de candeur à la Bienheureuse Vierge de lui donner son divin Fils. La prière innocente de Lucie fut si agréable à Marie, qu'elle lui donna Jésus; la pieuse enfant le prit entre ses bras, le baisa, et le conduisit chez elle, où il resta pendant trois jours, remplissant l'àme de Lucie de consolations ineffables; après quoi il retourna à l'église sur le sein de sa Mère. La jeune vierge, ayant appris qu'on l'avait promise en mariage à un seigneur milanais, en conçut une si grande douleur qu'elle tomba évanouie; mais la Mère de Dieu lui apparut et lui dit de consentir à cette union, et qu'elle-même serait la gardienne de sa pureté virginale. Les pieds nus, mais de manière à n'être point remarquée, elle avait coutume d'aller chaque samedi, à un mille de la ville, visiter une pieuse image de la sainte Vierge. Par ces exercices de dévotion, elle mérita les faveurs de la Reine du ciel, qui voulut ensuite qu'elle devînt l'épouse de son divin Fils dans l'Ordre de Saint-Dominique, et qui l'honora toujours des démonstrations particulières de sa bienveillance.
(March., Journ., 15 novembre.)
La prière à Marie toujours exaucée.
Toutes les fois que sainte Rose de Lima avait dessein de demander quelque bienfait, soit pour elle-même, soit pour les autres, elle courait à la chapelle de la sainte Vierge, et elle priait en contemplant attentivement le visage de Marie jusqu'à ce qu'elle y vît une expression favorable. Alors elle se retirait pleine de confiance, et ce sentiment ne la trom-
pait jamais. La femme du questeur, en la voyant rentrer à la maison, s'apercevait très-bien des consolations qu'elle venait de recevoir aux pieds de l'image de sa bonne Mère, malgré ses précautions et ses efforts pour les cacber. Aussi lui disait-elle souvent avec cette hardiesse que l'amitié autorise :« Aujourd'hui, chère Rose, à ce que je vois, vous avez reçu une nouvelle pluie de faveurs. C'est vrai, répondait la pieuse vierge en rougissant et avec un léger sourire : cette bonne Reine du ciel comble sa misérable pécheresse de continuels bienfaits. » Du reste, sa maîtresse ayant assisté à l'examen où eJle fut obligée de dévoiler ses secrets, elle lui racontait assez librement ce que Marie faisait pour elle; et c'est à ces confidences que nous devons la connaissance de quelques-unes des faveurs dont cette divine Mère l'honorait.
Étant un jour interrogée par cette dame sur le mode des communications que la sainte Vierge lui faisait, elle répondit avec sa simplicité ordinaire : « Je n'entends aucun son, aucune parole, je ne vois même aucun mouvement des lèvres de cette Reine chérie; mais, accoutumée que je suis à étudier sa physionomie, je lis dans ses traits ce qu'elle veut me dire et le comprends aussi bien que si elle s'exprimait verbalement. Le visage de son divin Fils est pour moi un livre non moins intelligible. Je le regarde en priant et l'expression de son visage me dit sur quoi je puis compter.» C'était une opinion générale à Lima que Rose obtenait à coup sûr toutes les grâces qu'elle demandait aux pieds de cette statue protectrice; et sa conduite donnait assez lieu de croire que cette opinion était bien fondée. Chaque fois, en effet, qu'on la chargeait de prier Notre-Dame du Saint- Rosaire pour quelque nécessité publique ou particulière, elle consentait sans peine à se charger de la requête, et, au sortir du saint lieu, elle promettait la grâce sollicitée d'une
manière aussi positive que si elle en eût eu le diplôme à la main.
Les visites de Marie à sainte Catherine.
Sainte Catherine de Sienne ayant, dès l'âge de cinq ans, une si tendre dévotion envers la Mère de Dieu, que souvent, en montant l'escalier de la maison, elle s'agenouillait sur chaque marche pour réciter Y Ave Maria, elle en reçut une grâce bien singulière; en voici l'occasion : Étant sensiblement affligée des désordres qui se commettaient de sou temps, pendant le carnaval, elle résolut de passer ces jours avec plus de piété et de recueillement, afin de réparer, autant qu'elle le pourrait, l'outrage que l'on faisait à Dieu pendant ce temps. Un jour, qu'elle était en prière, Notre- Dame se présenta à elle, tenant le Sauveur du monde entre ses bras, et, lui prenant la main, elle supplia son Fils de vouloir bien l'agréer pour son épouse; ce qu'il lui accorda; et, afin qu'elle fût sûre de la vérité de cette vision, il lui laissa au doigt un anneau qu'elle seule avait le privilège de voir. Ce ne fut pas la seule visite qu'elle reçut de la sainte Vierge; tantôt elle s'entretenait avec elle pendant qu'elle était occupée aux soins domestiques, dont ses parents l'avaient chargée pour la distraire. Une fois même, la Mère de bonté l'aida à faire du pain pour les pauvres, lequel se trouva d'un goût merveilleux, quoique la farine qu'on lui avait donnée fût gâtée. C'est ce que rapportent saint Antoine et le B. Raymond de .Capoue, dans la Vie qu'il a écrite de cette Sainte (1).
(l) Un grand nombre de chrétiens sont infectés aujourd'hui, quelquefois sans le savoir, du naturalisme, qui est la plus grande plaie de l'époque où nous vivons, et le plus grand obstacle à l'action surnaturelle de Dieu, car la première condition pour la recevoir, c'est d'en
Les soldats protégés par Marie.
Un régiment, le 6e de ligne, était de passage à Gramat, où il devait prendre un jour de repos; plusieurs officiers
sentir le besoin et de la reconnaître lorsqu'elle nous est donnée. Voilà pourquoi il nous a semblé utile de rapporter foi un trait qui se trouve dans la Vie de la Sainte, rééditée par M. E. Cartier. Il nous apprend, dans sa préface, que le Souverain Pontife lui a indiqué l'ouvrage du Bienheureux Raymond de Capoue comme un de ceux qu'il fallait propager dans ces temps-ci. Il est difficile, peut-être, d'en trouver en effet qui réponde mieux à certaines préventions de notre siècle. Nous ne dirons rien du charme répandu dans ce livre ; c'est un Saint qui parle d'une Sainte, c'est un fils qui parle de sa mèro, un père qui parle de sa fille. Le Bienheureux Raymond, qui, selon la prédiction de Catherine, devint, après la mort de celle-ci. Général de l'Ordre de Saint-Dominique, où il avait été appelé miraculeusement, est un des plus célèbres disciples de notre Sainte, et il fut pendant plusieurs années son confesseur.
La circonspection qu'il met dans son récit peut réformer les opinions qu'on se fait quelquefois sur la vie des Saints. Trop souvent, quand on y trouve des merveilles, on les met sur le compte de ce qu'on appelle la légende, et on passe outre sans se demander si la raison exige qu'on y acquiesce. La vie de sainte Catherine de Sienne, par le Bienheureux Raymond, nous montre ce que c'est que la légende d'un Saint et quelle autorité elle peut avoir. L'auteur n'est pas un homme crédule, un esprit frivole , une imagination enthousiaste. C'est un homme pratique, on peut dire, qui a porté les plus grandes charges de son ordre, et qui, à la connaissance des hommes, à un esprit de prudence incontestable, aux sciences littéraires et théologiques, à l'éloquence enfin et à l'habitude des négociations diplomatiques, joignait une sainteté éminente, ce qui est toujours un grand foyer de lumière. L'historien de sainte Catherine de Sienne se place en présence de Dieu et de l'Église entière ; il raconte ce qu'il sait de science certaine, il n'y apporte ni fiction ni mensonge. A chaque fait qu'il énonce, il cite les témoins qui ont vu et qui peuvent déposer. Dans les faits merveilleux qui se sont passés devant lui, il dit ce qu'il