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nous avons eu connaissance de plusieurs guérisons considérées comme miraculeuses et d'autres prodiges obtenus, ces dernières années, par l'intercession de Notre-Dame de Valfleury. Des extrémités de la France on a recours à cette puissante protectrice dont les tendresses sont inépuisables.
Notre-Dame des Anges.
En pleine forêt de Bondy, non loin d'un carrefour où quatre voies aboutissent, mystérieusement ombragée par des chênes séculaires, on distingue une coquette chapelle qui se soutient gracieusement sur les assises d'un tumulus formé par la nature.
Notre-Dame des Anges, tel est le nom de ce pieux monument, qui doit son origine et sa haute célébrité à un miracle opéré par la très-sainte Vierge, en l'an 1212. C'était sous le règne de Philippe-Auguste, pendant la trente-deuxième • année de son règne, deux ans avant la bataille deBouvines, onze années avant la mort de ce monarque.
Le grand Innocent III occupait le siège de saint Pierre; Pierre, dit le Chambellan, était alors évêque de Paris. D'abord peu considérable, comme la plupart des monuments fondés par la piété particulière, cette chapelle reçut ensuite une grande extension, ou plutôt elle fut réédifiée sur un vaste plan, grâce aux largesses des pèlerins, qui vinrent y prier en nombre toujours croissant.
Quant au miracle lui-même, dont personne dans la con- ' trée n'ignore les circonstances, nous ne pourrions en faire un récit plus simple et plus saisissant que celui qui se trouve dans l'antique légende soustraite par une pieuse sollicitude aux orages révolutionnaires, et qui, après avoir été fidèlement conservée pendant de longues années, a été solennellement replacée dans ladite chapelle, au mois de mai 1844.
La lecture de cette même légende, dont nous allons donner copie, et qui resplendit sur une vieille toile bleue affichée dans le mur du saint lieu, en dira plus au lecteur que nos propres paroles :
« Durant l'hiver de mil deux cent douze, trois marchands angevins , passant dans le bois de Bondy , furent pris des voleurs et attachés en ce lieu à des arbres, où ils demeurèrent un jour et une nuit. Se voyant en tel danger, se vouèrent à la sainte Yierge. Incontinent, un ange les délivra, et en reconnaissance du bienfait reçu, dressèrent un petit autel et y mirent cette image de leur bienfaitrice ; depuis, les miracles et guérisons y ont esté si fréquents et si grands, que Ton a basti cette chapelle , qui s'augmente de plus en plus par les pieuses libéralités des affectionnés pèlerins. »
La naïveté de cette légende, la précision des détails, la simplicité et la bonne foi qui respirent dans cette courte et merveilleuse histoire, se sont transmis d'âge en âge, et cette sublime tradition qu'a enfantée la foi se conserve encore de nos jours , tout aussi forte , tout aussi vivace qu'en l'an de grâce 1212.
Une neuvaine solennelle a lieu tous les ans à Notre-Dame des Anges. Elle commence le 8 septembre, et cette fête des environs de Paris attire toujours un concours énorme de fidèles. Nous nous y sommes rendu hier, et nous avons pu nous assurer d'un fait très-consolant pour l'époque où nous vivons, c'est que la majorité des pèlerins sont sincères : les mères viennent mettre leurs bébés malades sous la protection de la Yierge; les jeunes épouses viennent solliciter la fécondité, sans se préoccuper des théories qui interdisent la trop grande multiplication de l'espèce humaine.
Tout est naïf, sincère, vrai, dans ce pèlerinage sans mirlitons et grosses caisses. Il y a bien quelques ombres dans le
tableau, et la forêt de Bondy est bien trop grande pour ne pas laisser la place à quelques échappés du congrès de Genève ou aux prosélytes du zouave guérisseur, mais nous aimons à le répéter : oui, nous sommes heureux de constater que la foi n'est pas éteinte dans notre Babylone moderne, et ces expansions, quelque naïves qu'elles puissent paraître, nous rassurent amplement; car tant qu'il y aura des mères dévouées et des épouses croyantes, les bons citoyens abonderont.
Aujourd'hui, ce pieux pèlerinage se termine par un service consacré spécialement aux mânes des trépassés.
Afin de donner à nos lecteurs une idée de l'importance de cette fête religieuse, nous dirons que dimanche dernier la chapelle de Notre-Dame des Anges a reçu la visite d'environ vingt-cinq mille pèlerins. (Union, 1867.)
Notre-Dame d'Afrique.
Pendant que l'armée française, conduite par la Providence, étendait et consolidait ses conquêtes sur l'Algérie, libre désormais du joug musulman, Dieu, qui prédestinait Mgr Dupuch à la dure mission d'un apostolat fécond en périls, enrichissait son âme de tous les dons qui firent plus tard ses succès, hélas! et ses malheurs aussi. Les années qui précédèrent son épiscopat sont remplies des prodiges de son inépuisable charité. Cette vertu semblait être née avec lui , elle grandissait dans son âme, à mesure qu'il s'élevait de l'enfance à la jeunesse, et de la jeunesse au sacerdoce ; de sorte que, lorsqu'il fut arrivé aux honneurs de la dignité épiscopale, son cœur en déborda.
Mais, à côté de ce don inestimable, l'évêque d'Alger avait cultivé dans son cœur une tendre dévotion pour la Vierge Marie. Son premier acte, en abordant cette terre qui ne
portait plus un seul vestige de son ancienne grandeur, fut de se placer sous la conduite de la Reine des apôtres, qui est aussi la Reine des martyrs. « 0 douce, ô pieuse Vierge ! conduisez-nous!» disait-ii dans sa première lettre pastorale. Et, comme s'il avait eu l'intention de nous dévoiler un des secrets de la Providence, afin de nous faire comprendre que c'est la même direction qui conduit l'apôtre et le soldat, il suivit la route que l'armée française avait parcourue et consacra chacun de ses pas victorieux par un souvenir de Celle qu'il avait prise pour guide de ses apostoliques travaux.
Le marabout de Sidi-Ferruch, qui avait reçu nos troupes à leur débarquement, fut dédié à Notre-Dame de la Délivrance, comme un premier hommage offert par la piété reconnaissante à la Rédemptrice des captifs.
La plaine de Staouëli, témoin de la première victoire, fut consacrée à Notre-Dame de la Trappe, et, sur un lit de boulets ramassés sur le champ de bataille, s'éleva le monastère, comme pour rappeler une autre victoire bien plus illustre, la victoire de la foi sur l'erreur et de la civilisation sur la barbarie, annoncée de nos jours, comme elle le fut au moyen âge, par la prière et la charrue du moine-laboureur.
Les sommets d'El-Biar, dont les flancs creusés par nos soldats reçurent dans leurs brèches savantes les canons français qui devaient renverser le fort l'Empereur et annoncer la chute de la puissance barbaresque, furent placés sous la protection de Notre-Dame du Carmel, titre symbolique rappelant le caractère de cette nouvelle croisade qui venait d'arracher une terre sainte à la domination du Croissant.
Enfin, la dernière étape de cette première et immortelle campagne sera, dans la ville vaincue, consacrée à Notre-
Dame des Victoires, comme pour faire honneur de tous ces triomphes à Celle à qui Dieu a confié, avec la puissance de la prière et de la maternité, le sceptre du souverain pouvoir.
Cette illustre avenue de sanctuaires ne devait pas se terminer là, et un autre devait conduire la marche des triomphateurs, désormais pacifiques, jusqu'à un autre sanctuaire qui les résume tous par le nom et par la pensée. Lorsque le curieux investigateur des origines viendra rechercher les traces de l'histoire sur un sol renouvelé, il pourra suivre l'itinéraire de nos soldats, dans ce pèlerinage à la fois pieux et guerrier : Notre-Dame de la Délivrance, Notre-Dame de Staouëli, Notre-Dame du Carmel, Notre-Dame des Victoires et Notre-Dame d'Afrique ; c'est la marche de la civilisation et de la foi.
Il n'était pas donné à Mgr Dupuch d'élever à Marie ce sanctuaire et, à la gloire de nos armes, ce trophée glorieux. Cependant un fait assez remarquable y rattache son nom : Dans un de ces voyages, que la pauvreté lui faisait entreprendre pour appeler la charité chrétienne au secours de son diocèse naissant, il prêchait à Lyon, aux élèves du Sacré-Cœur. Sous le charme de sa parole sympathique, les enfants de Marie lui offrirent une statue en bronze de la Yierge-Fidèle, destinée à la première chapelle qui s'élèverait sur une des hauteurs voisines d'Alger. Il ne devait pas réaliser ce vœu ; et, pendant que cette œuvre de foi et de charité s'arrangeait entre l'évoque et ces jeunes filles pieuses, à quelques pas de là, un jeune prêtre éminent, qui avait grandi dans la science et la vertu au pied de la colline de Notre-Dame de Fourrière, étonnait, par les prodiges de son éloquence, la foule qui se pressait tout émue autour de la chaire d'histoire de la Faculté de Lyon. C'était celui qui devait élever sur un merveilleux piédestal la statue offerte
à Mgr Dupuch par les élèves du Sacré-Cœur, Mgr Pavy qui reçut plus tard, des lèvres mêmes de l'évêque martyr, cet éloge auquel le temps a ajouté la ratification solennelle de la justice et de Ja vérité :
« Lorsque le nautonier, battu sans relâche de la tempête est prêt à périr avec sa barque, il désire le port tranquille et sûr. On appelait à lui succéder un nouvel héritier d'Augustin, un pilote à la main plus heureuse et plus capable de couronner en son temps providentiel une œuvre aussi laborieuse que celle de cette première fondation. Il appartenait à l'illustre, à l'antique métropole des Gaules, par des liens de piété filiale et d'honneur; et ses doctes leçons, que tous se plaisaient à célébrer, en lui ouvrant jusqu'au fond les trésors de l'histoire de l'Église de Dieu, n'avaient fait que le préparer lui-même, à l'insu de sa modestie, à devenir un jour l'une des plus belles figures, l'une des plus pures gloires de cette histoire sacrée. » (Mgr Dupuch.)
A Mgr Pavy était réservé Fhonneur de bâtir l'édifice qui sera «le centre religieux, l'arche d'alliance de la piété algérienne, un trophée de reconnaissance pour le passé, une haute manifestation pour le présent et un gage de confiance pour l'avenir. » La réalisation d'un semblable projet était impossible à Mgr Dupuch^ dont le cœur venait de s'épuiser à la fondation d'une église qu'il avait soutenue aux dépens de sa prospérité et de son repos personnel.
On aime, sans doute, le fleuve fécondateur que l'art retient dans les digues puissantes, et dont les eaux, messagères de l'abondance et de la fertilité, sont distribuées avec mesure, dans les plaines, par de prudents canaux habilement ménagés le long de ce cours heureux; mais j'aime aussi le Nil nourricier de son peuple, dont les ondes, généreuses jusqu'à l'excès, se donnent toutes à la fois et poussent jusqu'à l'inondation la prodigalité de leurs faveurs.
Mais le Nil a des sources inconnues qui réparent ses largesses; et pour réparer les siennes, Mgr Dupuch, dans sa naïve charité, ne sut rien trouver de mieux que l'industrie du pélican qui arrache à ses propres veines la nourriture de ses petits. Ita et nos faciamus, dit-il, bornant toute son habileté à se' donner sans réserve, sans même songer si le sang ne tarirait pas dans le cœur du père, alors que les entants n'auraient pas encore reçu la plénitude de Ja vie.
Il fallait, pour fonder l'œuvre de Notre-Dame d'Afrique, plus que du cœur, il fallait des ressources et de l'énergie; il fallait un grand cœur pour la concevoir, une forte volonté pour l'entreprendre et une intelligence habile pour la diriger. Mgr Pavy la conçut et l'exécuta. Mgr Dupuch était tout cœur, et le cœur n'est pas le siège du calcul. Sans doute, il y a dans cette puissance, coërcitive des bienfaits, je ne sais quoi de glacé qui paralyse les mouvements du zèle et qui ralentit les effusions de cœur ; cependant c'est devenu de nos jours une impérieuse nécessité; et l'Église, par son côté terrestre, n'est pas à l'abri de l'humiliante condition du calcul.
Lorsque Mgr Pavy vint au milieu de nous, il ne songeait certainement pas à Notre-Dame d'Afrique, mais il portait dans son cœur, pour la Vierge Marie, une ardente piété qui ne se démentit jamais; et Dieu qui conduit les événements, souvent à J'insu de celui qui doit en être l'instrument providentiel, voulut que le sanctuaire s'épanouît sur nos rivages, comme une fleur sortie d'un germe pieux tombé de Notre-Dame de Fourvière dans le cœur d'un de ses enfants. {L'Écho de Notre-Dame d'Afrique.)
Notre-Dame de la Salette.
V anniversaire de V apparition a été, cette année (1867), pour la première fois célébré à Rome, dans l'église du
Saint-Sauveur. C'est là un fait heureux et important pour les milliers de fidèles qui en France se sont si justement voués à celte dévotion nouvelle. Le 21° anniversaire de V apparition de la sainte Vierge aux enfants de la Salette a donc reçu du Vicaire de Jésus-Christ une consécration publique.
Mgr Hassoum, patriarche de Cilicie, après les grandes fêtes de Rome, a fait ce pèlerinage pour se consacrer solennellement àN.-D. de la Salette. Une table de marbre a été placée, en souvenir de son vœu, dans le sanctuaire de la sainte Montagne.
Et maintenant voici quelques lignes tracées tout récemment, et à la hâte, par un pèlerin de la Salette ; lignes que nos lecteurs nous sauront gré de leur offrir ici :
« Le chemin de la Montagne était boueux et glissant ; les trois heures de marche furent très-pénibles. Mais quelque grande que fût notre fatigue, mes compagnons de voyage et moi, nous l'eûmes bien vite oubliée : un pèlerin qui nous précédait de quelques pas venait de s'écrier tout joyeux : « Nous sommes arrivés. » En effet, bientôt après, le Sanctuaire et le couvent, le lieu de l'Assomption et enfin celui de l'Apparition, se découvraient à nos regards impatients et avides.
Vous dirai-je, avec quel enthousiasme j'ai salué cette terre où quelques années auparavant notre Mère du Ciel avait porté ses pas? Oh ! non ! mes paroles n'approcheraient jamais de la vérité. Longtemps je demeurai prosterné, car ma foi ne pouvait être plus vive ; mes yeux semblaient voir Marie dans ces groupes muets mais saisissants ; mes oreilles croyaient entendre les derniers accents de ce touchant discours qu'ElJe tint aux deux bergers; ma poitrine se plaisait à respirer l'air sanctifié par sa présence, et mon cœur lui avait rarement adressé une prière aussi fervente.
Les Pères Missionnaires daignèrent, comme ceux de Grenoble, me faire un abcueil des plus sympathiques ; l'humble chapelain du Saint-Père gardera de leurs procédés si charitables longue et douce mémoire.
Au moment où j'allais offrir le Saint-Sacrifice de la messe, je pensai aux paroles de la Vierge désolée : « Si mon « peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser « aller le bras de mon Fils. » Cette heure me parut bien solennelle î Sur la terre encore humide des larmes de la Mère de douleurs, je me préparais à faire couler le sang de la grande Victime; le sang de Jésus, les larmes de Marie allaient crier au ciel pitié pour les hommes I... Je découvris alors dans le sacerdoce des horizons plus vastes, un sens plus profond.
Le respect humain est banni de la sainte Montagne ; des personnes de toute âge, de toute condition, venues des points les plus v opposés, confondent leurs prières et leurs larmes avec une piété vraiment admirable : on voit Marie prier et pleurer, on prie et on pleure avec Elle. J'avais visité d'autres sanctuaires, j accompli d'autres pèlerinages ; nulle part ailleurs je n'avais senti à ce point la présence de Marie ; plus on lui parle, plus, comme Maximin et Mélanie, on éprouve le besoin de se rapprocher d'Elle.
Dans leurs conversations, les pèlerins paraissent avoir oublié le reste du monde pour ne s'occuper que du miracle de l'Apparition. Ce qui les frappe par dessus tout, ce sont les quatorze croix plantées pour indiquer les quatorze pas que Marie a faits en disant aux deux bergers : « Eh bien ! mes enfants, vous le ferez passer à tout moa peuple ! » C'est là que, dix-huit siècles après le crucifiement, Marie est venue retracer le chemin de la Croix, nous inviter à marcher sur ses traces en portant le fardeau de la vie, comme Elle portait alors le crucifix sur son cœur. Aussi les pèlerins
passent-ils une partie de la journée à méditer devant chacune de ces croix sur la Passion du Sauveur.
Quand est venue l'heure de l'Instruction, quand le Père Missionnaire se dirige vers la Fontaine miraculeuse pour répéter ce qu'il a dit cent fois, ce que tout le monde sait par cœur, on se porte en foule sur ses pas, on l'entoure, on se presse autour de lui ; et puis, avec quel religieux silence, avec quelle respectueuse attention chacune de ses paroles est écoutée, recueillie comme un précieux trésor! Le grand événement de la Salette est un sujet qui ne vieillit pas ; il apparaît aux pèlerins toujours revêtu de jeunesse et d'actualité.
Une des plus douces jouissances pour mon cœur de prêtre et de serviteur de Pie IX, a été de voir combien le Saint- Père est aimé, vénéré dans le diocèse de Grenoble et particulièrement sur la sainte Montagne de la Salette. Là-haut, Marie a repris son vol vers le Ciel en tournant son regard verè Rome ; là-haut, également, les cœurs se tournent vers le trône de l'Immortel Pontife et Père de nos âmes, pour lui redire, dans le langage d'une piété toute filiale: amour et vénération !
Lorsque, du haut de la chaire, j'ai prononcé le nom béni du vicaire de Jésus-Christ, j'ai vu tous les visages s'épanouir, c'était comme l'expression du tressaillement qui s'opérait dans les âmes. Je n'avais rien demandé pour l'auguste Vieillard, pauvre comme le Roi de Bethléem dans sa crèche ; mais c'est surtout à la Salette que le dévoûment se montre ingénieux : ceux qui avaient beaucoup ont donné beaucoup ; ceux qui avait peu ont donné peu, mais tous ont donné de bon cœur : c'était pour le Saint-Père î...
Volontiers, comme saint Pierre sur le Thabor, j'aurais établi ma tente sur cette Montagne tant aimée. Ce n'est pas sans regret que j'ai entendu sonner l'heure du départ!
Une dernière fois j'ai bu à la source d'où ont jailli, avec l'eau, tant de miracles ; j'ai déposé aux pieds de Marie toutes mes intentions, et, après des adieux bien douloureux à ma sainte Mère, je me suis éloigné le cœur gros de mille émotions.
Comme l'exilé quittant sa patrie, cent fois je me suis retourné pour revoir ces lieux bien-aimés. Leur douce et pieuse image est restée gravée dans mon âme; elle restera au nombre des souvenirs qui ne périront qu'avec moi.
Ch. Leymonerie, Chapelain (V honneur de N> S. -P. le Paj^e