X INTRODUCTION
votion de peuple, de femmes et d'enfants, disent-ils ! Eh bien ! en est-elle moins belle pour cela ? c'est la dévotion des âmes simples, pures, aimantes et qui plaisent à Dieu; c'est la dévotion de votre mère, de votre femme, de votre sœur, de votre fille, qui prient pour vous; ce fut la vôtre tant que vous restâtes innocent, c'est la vôtre encore dans le danger, dans la souffrance et dans le deuil. Dévotion du peuple! mais le peuple est l'humanité. Dévotion de peuple, de femmes et d'enfants! Athanase, Augustin, Anselme, Bernard, Thomas d'Aquin, Gerson, François de Sales, Vincent de Paul, Bossuet, Fénelon, vous n'étiez donc que des enfants! Monarques puissants qui avez placé sous l'égide de Marie vos couronnes et vos empires, enfants, enfants! Et toi aussi, géant des batailles, qui, le premier, ne voulus pour la France d'autre fête nationale que l'Assomption de Marie, tu n'étais qu'un enfant! Trinité sainte, qui avez exalté Marie au dessus de toutes les créatures, vous n'êtes que... Je n'ose achever : Le blasphème impie vient mourir sur mes lèvres; puisse-t-il mourir sur les vôtres, esprits légers qui n'auriez pas compris jusqu'ici la beauté et, par là même, la haute philosophie de ce culte.
Mais vous insistez, et vous dites : Ce culte est plein de minuties, de petites prières, de petits emblèmes, et, à côté de pompes qui ne sont pas sans grandeur pour les yeux, se voient nombre de petits riens sans dignité pour l'esprit.
Hâtons-nous de déclarer que, de tout ce qui paraît si minutieux aux adversaires de la dévotion à Marie, rien n'a paru tel aux grands hommes que nous citions tout à l'heure, pas plus qu'à l'universalité des vrais chrétiens. Ajoutons que c'est précisément la simplicité de ces pratiques pieuses qui les rend si populaires. Avouons enfin