XII INTRODUCTION
votion pour ce qui en est le plus digne, pour l'éternel Amour qui nous a prévenus de ses poursuites, pour cette Vierge qui en a concentré toutes les grâces et tous les feux jusqu'à le produire au monde, et des bras de laquelle il se donne à nous.
Autant l'Eglise est prudente pour arrêter et ramener toute tendance abusive, autant elle est large pour permettre, favoriser et inspirer le culte d'honneur et de charité que nous rendons aux Saints, et surtout à la Reine de tous les Saints. Dans cet ordre il ne saurait y avoir d'excès : on ne doit craindre que de ne jamais pouvoir rendre des hommages assez multipliés et assez fervents. Quoi qu'on fasse, en effet, on restera toujours au dessous de ce qui est dû d'honneur et de louange à la Mère de Dieu. Qu'on ramasse en quelque sorte tout le culte qui a jamais été rendu à la très-sainte Vierge, tous les hommages, tous les vœux, toutes les consécrations, toutes les invocations, toutes les fêtes, toutes les pompes, tous les transports qui ont jamais composé et animé ce culte, qu'on les soumette, pour ainsi parler, à l'analyse, et on n'y trouvera, en définitive, aucun principe, aucun élément d'adoration : beaucoup d'honneur sans doute, mais rien que de l'honneur, et toujours trop peu, si on le mesure sur la dignité de Mère de Dieu.
0 Marie, daignez bénir ceux qui liront ces annales de votre amour, afin qu'ils aient en vous une confiance filiale pendant la vie et à la mort !
En la fête de la Purification de Marie, 2 février 1868.
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