‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 113 sur 221 · Jacob · texte numérisé non relu

Jacob

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insisté sur ce point de doctrine, mais, quand ils l'ont fait, ils ont toujours mis la Sainte Vierge hors de cause. On connaît les paroles célèbres de saint Augustin qui, tout en soutenant que tous les hommes sont pécheurs, se hâte d'ajouter : Il faut excepter la très Sainte Vierge, dont, pour l'honneur de son divin Fils, je veux qu il ne soit aucunement question quand il s'agit de péché. Excepta sancta Virgine Maria, de qua propler /lonorem Domini nallani prorsus, cmn de peccaloagUur, h'iberi volo qniasiionem yi). Les Pères du Concile do Trente faisaient écho à ces belles paroles, lorsqu'ils enseignaient à leur tour qu'à moins d'un privilège spécial, comme celui dont la Sainte Vierge a été gratifiée, il est impossible à 1 homme d'éviter pendant sa vie entière toute sorte de péché, même véniel (2).

Dans le Cœur admirable, le P. Eudes insiste sur cette exemption de tout péché actuel qui forme l'une des gloires du Cœur de Marie, et il y voit à juste titre une image de la pureté et de la sainteté de Dieu.

(( Le Cœur de Marie, dit il, porte en soi une image très excellente de celte divine pureté et sainteté. Car non seulement ce très pur cl très saint Cœur a toujours été très éloigne de toutes sortes de péchés ; mais il a toujours été entièrement dégagé de toutes les choses créées et toujours uni à Dieu très intimement par le très pur et très saint amour qu'il lui a toujours porté et par la pratique très éminente de toutes les autres vertus, qu il a toutes possédées en

i. De Natura et dratia, c. 30.

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