‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 114 sur 221 · Sess. 6, can · texte numérisé non relu

Sess. 6, can

LE CŒUR DK >URÎK F.N LUI-MKME 32o

un très haut degré.. De sorte que, quoiqu'elle ait demeuré tant d'années en ce monde plein d'ordures et d'abominations, et tout empoisonné du venin du péché, et au milieu des juifs tout remplis de perfidie et de malignité, son très saint Cœur néanmoins, non seulement n a jamaiscontraclé aucunesouillure, ni aucune tache et ne s'est jatnais engagé par la moindre ad'ection déréglée à aucune chose créée, et même ne s'est jamais attaché aux dons et aux grâces de Dieu ; mais il a toujours été uni à Dieu très étroitement et aussi purement et uniquement comme s'il n'y avait eu que Dieu et elle au monde. Et ainsi ces divines paroles ont été accomplies très excellemment au regard de son divin Cœur : Fiai cor meum immaciilatiim in jaslijicationibus luis. Que mon Cœur soit immaculé dans vos divines jus lijicalions ou scmctijicalions, c'est-à-dire par l'union et l'adhérence que je veux qu'il ait à vos divines volontés (1). »

C'est évidemment dans la maternité divine qu'il faut chercher la raison dernière du privilège accordé à Marie d'être toujours restée à l'abri des atteintes du péché. C'est parce qu'elle devait être la Mère du Fils unique de Dieu que la Bienheureuse Vierge fut préservée du péché originel et c'est pour le même motif qu'elle fut également préservée de tout péché actuel. 11 était impossible en effet que celle qui devait donner le jour au Saint des Saints et coopérer avec lui au relèvement du genre humain tombât €lle-même dans une faute, si légère fût-elle.

Page 1