‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 117 sur 221 · f. Tiud., Sess. S, oan. o · texte numérisé non relu

f. Tiud., Sess. S, oan. o

LIi CŒUR DE MARIE EN LUI-MÊME 32ÎI

dait son service et sa gloire, laquelle a toujours été aussi l'unique sujet de sa joie, comme la seule cause de sa tristesse a été l'injure et le déshonneur qui lui est fait par le péché ; lequel pareillement a été le seul objet de sa haine, de son aversion et de sa colère. Si bien que toutes ses passions n'ont eu aucun usage ni sentiment, mais ontété mortes et comme anéanties au icgarddu monde et de toutes les choses du monde, au regard de soi-même et de ses propres intérêts, et au regard généralement de toutes les choses créées ; et elles n'ont eu ni vie ni mouvemen qu'au regard de ce qui plaisait ou déplaisait à celui qui les possédait, qui les animait et qui les conduisait en toutes choses.

(( D'où nous apprenons, conclut le Bienheureux, que le Cœur de la Sacrée Vierge était un véritable paradis terrestre, dans lequel il n'y avait ni guerre, ni trouble, ni désordre quelconque, mais une paix, une tranquillité et un ordre merveilleux, avec un exercice continuel d'adoialion, de louange et de bénédiction au regard de celui qui avait établi sou trône dans ce paradis (Ij. »

Exemption du péché originel, exemption de tout péché actuel, exemption de la concupiscence, tels sont donc les trois privilèges dont l'ensemble constitue la pureté ravissante du Cœur de Marie. Pour achever d en voir la beauté, il reste à examiner si cette pureté a grandi dans le Cœur de la Bienheureuse Vierge, ou si elle a atteint du premier coup toute sa perfection.

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