‹ La dévotion au cœur de MarieChapitre 119 sur 221 · II. — I.A SAIMKTK DU CfEUU DK MAÎIIK · texte numérisé non relu

II. — I.A SAIMKTK DU CfEUU DK MAÎIIK

Sainteté initiale. — Causes de progrès. — Sainteté finale.

La sainteté ne consiste pas uniquement dans 1 exemption de souillure : dans l'ordre actuel de la Providence, elle implique en outre la possession

LE CœUll DE MARIE EN LUI-MÊME 331

de la grâce sanctifiante, qui s'appelle de ce nom précisément parce que c'est elle qui nous rend justes et saints aux yeux de Dieu. D'où il suit que la sainteté d'une âme se mesure au degré de grâce dont elle est re velue.

Le Cœur de Marie fut revêtu de la grâce sanctifiante dès le premier instant de sa conception et la grâce lui fut départie avec une libéralité qui déconcerte toutes nos conceptions.

Le P. Eudes affirme que la grâce initiale déposée dans le Cœur de Marie dépassait déjà celle à laquelle le plus parfait des Anges et le plus grand des saint» sont parvenus au terme de leur course. A l'appui de de cette assertion, il allègue la suréminente dignité de Marie et divers passages des psaumes appliqués à la Sainte Vieige dans la liturgie catholique.

« Le Père éternel, écrit-il dans l Enfance admirable {i) ayant regardé Marie dès le moment de sa conception commecellc qu'ilavaitchoisie pourêtrelaMère deson Fils, a jeté dans son âme les fondements dune grâce proportionnée à la dignité infinie de Mère de Dieu ; grâce qui, considéréemêmedansson commencement, dans sa racine et dans ses fondements, surpasse la grâce consommée du premier des séraphins et du plus grand de tous les saints : Fandamenta ejus in montibus sanctis. »

La thèse défendue par le Bienheureux a été, dit-on» combattue par Gerson et par Muratori, mais il y a longtemps qu'elle ne rencontre plus de contradic-

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