Première partie, ch
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leurs. Ce n'est plus uï)e simple opinioii, c'est un point de doctrine que nous pouvons tenir pour certain.
Déjà, au temps du P. Eudes, des théologiens de valeur allaient plus loin et ne craignaient pas de soutenir que la sainteté de Marie, au premier instant de sa conception, surpassait celle de tous les Anges et de tous les saints pris ensemble. C'était en particulier l'opinion de Christophe de Véga. Le Bienheureux la trouvait l'ondée et il n'hésita j)as à l'embrasser.
u iSotre incomparable enfant, dil-il dans l'Enfance admirable, (I) est ornée d'une perfection et d'une sainteté si admirable que, non seulement elle est plus parfaite et plus sainte, dès le premier instant de sa vie, que le premier des saints et le plus saint des Anges,... mais j'ose dire, après plusieurs grands théologiens, qu'elle a plus de sainteté, dès ce piemier instant, que tous les Anges et tous les saints ensend)le. d
Le Bienheureux estimait que la maternité divine à laquelle Marie était prédestinée exigeait cette plénitude de giàcc, qui seule pouvait la disposer, mémo de loin, à donner le jour au Fils unique du Très- Haut, et c'est dansée sens qu'il entendait ces paroles de saint Jean Damascène relatives à la naissance de Marie, mais qui s'appliquent également à sa Conception : Aiijourdlaiila très ilUislre monlayne de Dieu est enfantée, celte montagne, dis-je, qui est élevée par dessus toutes les collines et toutes les montagnes, c'est~à-
l. Seconde partie, ch. 11.